Les "racines de la tyrannie et de la dictature existent toujours" en Iran, a affirmé, mardi 2 février, le leader d'opposition Mir Hossein Moussavi dans une déclaration, estimant que la révolution islamique n'avait "pas atteint ses objectifs" d'éliminer le "totalitarisme" dans le pays. Dans un long texte publié sur son site Internet Kaleme.org à la veille du 31e anniversaire de la révolution islamique de 1979, M. Moussavi a estimé que l'on pouvait "identifier aujourd'hui [en Iran] les bases et les éléments qui produisent une dictature, ainsi que la résistance contre un retour à la dictature".
Museler les médias, remplir les prisons et tuer brutalement des gens qui demandent pacifiquement le respect de leurs droits dans la rue montre que les racines de la tyrannie et de la dictature de l'époque de la monarchie [du shah] existent toujours", a jugé l'ancien premier ministre de l'imam Khomeyni, devenu l'une des figures de l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad depuis la réélection contestée de ce dernier, en juin.
On apprenait mardi que l'Iran va "exécuter prochainement" neuf opposants "contre-révolutionnaires" accusés d'avoir cherché à renverser le régime islamique, selon premier adjoint du chef de l'autorité judiciaire iranienne, cité par l'agence Fars.
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