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Moyen Orient et Afrique

La mort annoncée de Chokri Belaid

Chokri Belaid avait lancé l’alarme le 5 février, le jour avant d’être assassiné, dans un entretien télévisé dans lequel il avait pointé du doigt le parti an-Nahda l’accusant d’être le commanditaire de la violence qui déferlait en Tunisie. En répondant à une question du journaliste, Belaid avait particulièrement cité le communiqué du Majlis al-Shura (le conseil de direction) de an-Nahda du 1er février 2013, dans lequel, entre autres choses, il était demandé de « mettre fin à l’injustice qui pèse sur les membres de an-Nahda et de la Ligue pour la défense de la Révolution détenus à Tataouine ». Or, les détenus dont parle le communiqué sont les assassins présumés de Lotfi Nakedh, un membre du parti d’opposition Nida Tunis, assassiné dans des circonstances peu claires en octobre 2012 (le ministre de l’Intérieur avait nié ce qui s’était produit en parlant d’une crise cardiaque). Voilà pourquoi, selon Belaid, invoquer leur libération équivaut à « donner le feu vert officiel à l’agression ». Les faits, tragiquement, semblent lui donner raison.

 

 

Ici la vidéo et la traduction des paroles de Chokri Belaid.

 

 

 

 

Entretien accordé à Nessma TV, mardi 5 février 2013

 

 

« Ce n’est pas pour ainsi dire, une simple opération en lien avec un petit groupe. Non, il y a une planification centralisée, dans plusieurs provinces, contre différentes forces».

 

 

Des aspects [...], par exemple...

 

 

Par exemple... Mais l’avez-vous lu hier le communiqué final du Conseil Consultatif du mouvement an-Nahda ? C’est un communiqué clair, un communiqué conclusif dans lequel on soutient plusieurs gangs criminels qui ont assassiné un tunisien, Lofti Nakadh...

 

 

[Dans le document] on demande d’éliminer l’injustice

 

 

Lorsque un groupe criminel commence à pratiquer l’assassinat politique, et que tous les tunisiens sont d’accord pour affirmer qu’il s’agit bien de cela, dont Ghannoushi lui-même dans un premier moment... Il voulait aller présenter ses condoléances, sauf que les parents ont refusé. Maintenant, il ressort que ce sont eux qui sont l’objet d’injustice. Selon moi, c’est vraiment un scandale. C’est donner le feu vert officiel à l’agression » .

 

 

(trad. Oasis)

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