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Ignazio Sanna, Emergenze umanistiche e fondamentalismi religiosi. Con quale dialogo?

I. Sanna (Ed), Emergenze umanistiche e fondamentalismi religiosi. Con quale dialogo? (Urgences humanistes et fondamentalismes religieux. Quel dialogue?), Edizioni Studium, Roma 2008, pp. 204

Dernière mise à jour: 11/06/2018 15:42:53

Dans la présentation de l'ouvrage, Ignazio Sanna, archevêque d'Oristano et ancien Pro-Recteur de l'Université du Latran, rappelle comment la célèbre revue Science à l'occasion de la célébration de ses 125 années d'existence, a synthétisé les questions que l'humanité se pose encore en 125 questions, ensuite ramenées à 25 et puis regroupées sous cinq grandes demandes : De quoi l'univers est-il formé ? Quelles sont les bases biologiques de la conscience ? Pourquoi l'homme a-t-il si peu de gènes ? Comment la vie humaine peut-elle être allongée ? La terre pourra-t-elle soutenir la croissance de la population ? La question anthropologique est implicite à ces questions et renvoie nécessairement à la question théologique. « La postmodernité, avec la crise de la métaphysique et l'avènement d'une pensée faible, a mis en difficulté les absolus métaphysiques classiques: "Dieu, l'homme et le monde". La première conséquence de l'affaiblissement du concept de Dieu est l'affaiblissement du concept de l'homme » (p. 13). A l'intérieur de la question anthropologique, une évidence particulière est donnée au dialogue entre la vision chrétienne de l'homme et les différentes instances culturelles et religieuses ou à leur conflit. Ce volume, troisième publication des séminaires de l'aire de recherche "Teologia Filosofia Scienze Umane" de l'Institut Supérieur de Sciences Religieuses Ecclesia Mater de l'Université du Latran, est composé de différentes interventions. Si Lorenzo Caselli (pp. 15-29) offre un tour d'horizon de la globalisation comme signe des temps et comme défi lancé pour l'humanisation des différents domaines de la vie sociale, avec une attention toute particulière au rôle de l'Europe et touchant la plus étroite actualité économique, Ignazio Sanna (pp. 31-40) d'un côté esquisse une identité ouverte pour l'homme contemporain qui n'est pas fermée à la tradition mais en dialogue fécond avec elle, de l'autre côté (pp. 141-154) il décrit le caractère décisif de l'élément religieux en dialogue ou en conflit avec d'autres instances du débat public dans les différents contextes. Poursuivant dans cette lignée, Nunzio Galantino synthétise certaines des questions les plus urgentes pour l'agenda anthropologique actuel en les confrontant avec son texte Sulla via della persona. L'intervention de Giuseppe Lorizio (pp. 113-139), est centrale dans l'optique du parcours que nous avons indiqué. Il souligne les éléments philosophiques et théologiques de la confrontation entre fondement et fondamentalisme, dont l'issue originale est de recueillir dans la figure du martyr un lien non fondamentaliste mais bien de témoignage au fondement lui-même. Sur ces bases, Gianni Amborsio, évêque de Piacenza-Bobbio, peut définir le lien entre unité de la foi chrétienne et universalisme chrétien (pp. 155-166), avec l'ouverture à la pluralité de cultures sans retombées relativistes et sans compromettre une référence intégrale au noyau du message évangélique. Giuseppe Della Torre (pp. 167-178) retrace une brève histoire du terme controversé de laïcité, en en définissant les paradoxes dans l'application libérale de la tolérance, et ensemble la reprise authentique dans l'enseignement conciliaire, en particulier dans la déclaration Dignitatis Humanae et dans constitution pastorale Gaudium et Spes, tandis que Flavio Felice (pp. 179-195) indique les réponses de la Doctrine Sociale de l'Eglise, avec des reprises dans l'enseignement très récent de Benoît XVI, à la trajectoire absolutiste-totalitaire parcourue par une certaine modernité politique. Enfin, l'ouvrage consacre quatre intervention à des secteurs spécifiques et brûlants du débat actuel : Maria Luisa Di Pietro-Manuela Sina (pp. 41-61) et Anna Giuli (pp. 95-112) touchent les points importants d'un côté de la « guerre des genres » dont l'origine est dans les instances extrêmes de matrice féministes et de l'autre des implications bioéthiques pour la famille des principaux progrès biotechnologiques, particulièrement dans le domaine du début et de la fin de vie ; Edmund Kowalski (pp. 63-78) et Mauro Cozzoli (pp. 79-93) pénètrent davantage le domaine bioéthique, les ramenant à l'unité, à travers la triple question bioéthique - quelle vie humaine pour la bioéthique ? quel homme pour la bioéthique ? quelle éthique pour la bioéthique ? - les paradigmes de la qualité et de la sacralité de la vie, et reconnaissant derrière la question de la santé, la recherche du salut, implicite aussi à certaines instances éthiques exprimées par certains principes moraux fondamentaux, dans le détail, les principes d'inviolabilité, d'unitotalité, de soin, de totalité, de proportionnalité, de précaution et de spendibilità.

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