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Quand les maronites découvrirent l'Europe

Histoire du Patrimoine Arabe des Maronites, vol. 2, Les Auteurs Maronites sous les Ottomans, tome 1 (1510-1760)

Le Père Nasser Gemayel (Évêque de Paris pour les maronites avec le nom de Maroun depuis juillet 2012) n’est pas un inconnu pour les orientalistes. Sa thèse sur Les échanges culturels entre les Maronites et l’Europe, du collège maronite de Rome (1584) au collège Ayn-Warqa (1789) est désormais un classique. Elle a été suivie de plusieurs ouvrages en arabe, sur le patriarche Étienne Duwayhi, sur les copistes maronites, etc.

 

 

L’ouvrage qui vient de paraître est écrit pour l’essentiel en arabe. Il comprend 1) une présentation en arabe du P. Paul Feghali, et une en français de P. Samir Khalil Samir ; 2) l’œuvre proprement dite de Mgr Maroun Nasser Gemayel ; 3) l’index des noms, des titres, et des manuscrits en arabe et en français ; 4) la bibliographie arabe et occidentale ; 5) un sommaire détaillé en arabe et en français.

 

 

1) La présentation en arabe explique l’origine des maronites et leur rôle socio-politique et culturel, et en illustre quatre grandes figures : Ibn al-Qilâ’î (1450-1516), Hasrûnî (Hesronita, 1592-1626), Duwayhî (1630-1704) et Assemani (1680-1762). La présentation en arabe rappelle la préhistoire du projet Graf arabe, présente le Graf allemand, sa mise à jour et l’objectif actuel du projet global et de ce volume en particulier.

 

 

2) Vient ensuite le cœur même de l’ouvrage, qui n’est pas une histoire littéraire des maronites, mais une présentation chronologique du « patrimoine arabe des maronites ». L’auteur tout d’abord présente une bonne introduction à l’Église maronite (23-73), bien structurée, et accompagnée à chaque paragraphe de toute la bibliographie disponible en arabe et dans les langues occidentales. Il passe ensuite à l’étude de chaque auteur et de chacune de ses œuvres. Le point de départ du volume est la célèbre Geschichte des christlichen arabischen Literatur, vol. III (Vatican 1949), pp. 309-381 de Georg Graf ; les pages 381-512 devraient être traitées dans le volume suivant. L’auteur a développé la biographie des écrivains, surtout celle des plus importants, et cité les œuvres éditées et inédites pour chaque auteur, sans oublier les œuvres anonymes, signalant toutes les éditions et les manuscrits. C’est la partie la plus consistante de l’ouvrage, qui en fait un instrument de travail indispensable pour tout chercheur dans ce domaine. Il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance très approfondie de l’arabe pour l’utiliser, vu que toutes les références sont données dans la langue originale. 64 ans se sont écoulés entre le manuel de Graf et celui d’aujourd’hui, et ceci explique pourquoi les 73 pages de Graf sont devenues un gros volume.

 

 

3) Comme c’est un instrument de recherche, l’ouvrage a été divisé en 734 paragraphes numérotés dans les marges, chacun de 8 lignes en moyenne, de la page 25 à la page 303, ce qui offre un double avantage : a) d’un côté, les index, qui comptent 84 pages (325-389 de l’arabe et 19-37 du français) se réfèrent aux numéros dans les marges et sont de ce fait plus précis que les références aux pages. b) Par ailleurs cette disposition permettra aux chercheurs d’apporter des ajouts et des corrections à une section en particulier, sans qu’il soit nécessaire de remanier toute l’œuvre. C’est la méthode suivie depuis longtemps par la Bibliotheca Hagiographica Graeca (BHG) ou par la Bibliotheca Hagiographica Orientalis (BHO) ou par la Clavis Patrum Graecorum (CPG) et par d’autres Clavis. On a surtout décidé d’ajouter 84 pages d’index très complets des noms et des titres, qui font référence aux numéros inscrits dans la marge.

 

 

4) Quant à la bibliographie, elle a été sensiblement développée, jusqu’à compter aujourd’hui 35 pages. De surcroît, on a pris grand soin de faire preuve de la plus grande précision, en indiquant pour chaque œuvre la maison d’édition et, pour les articles (souvent des séries d’articles) toutes les pages de la revue dans laquelle ils ont été publiés.

 

 

5) Enfin le double sommaire, très détaillé, permet de retrouver facilement la période ou l’auteur ou l’œuvre que l’on cherche.

 

 

En synthèse, cette publication, la première de la série sur les maronites, quelles que puissent être les retouches que l’on pourra y apporter, représente une œuvre de référence désormais indispensable.

 

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