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Chrétiens dans le monde musulman

Dans la chimie libanaise

En septembre dernier, la visite apostolique au Liban de Benoît XVI fut l’occasion de fixer à nouveau l’attention sur une terre et un peuple qui constituent en soi, à cause de la structure de l’État et de l’histoire dramatique récente, une provocation aussi bien pour leurs voisins que pour les lointains. Dans le bien et dans le mal.

Le Pays des Cèdres est un cas unique au Moyen Orient pour le genre de coexistence entre chrétiens et musulmans. Le pouvoir est réparti de manière proportionnelle entre les principales communautés confessionnelles. Une combinaison qui garantit un équilibre délicat, à regagner et consolider chaque jour parce qu’il est toujours en proie à l’imprévu.

 

 

« La liberté religieuse est le droit fondamental dont dépendent beaucoup d’autres. Professer et vivre librement sa religion sans mettre en danger sa vie et sa liberté doit être possible à quiconque. La soi-disant tolérance n’élimine pas les discriminations, parfois même elle les conforte. Et sans l’ouverture au transcendant qui permet de trouver des réponses aux interrogations de son cœur sur le sens de la vie et sur la manière de vivre de façon morale, l’homme devient incapable d’agir selon la justice et de s’engager pour la paix ». Durant son voyage au Liban devant les membres du Gouvernement et des institutions de la République, le corps diplomatique, les chefs religieux et les représentants du monde de la culture rassemblés à Beyrouth, Benoît XVI a prononcé ces paroles qui résonnent encore après un certain laps de temps comme un concentré efficace qui a permis que cette visite soit un événement capable de se greffer à la réalité locale et, en même temps, de dépasser les frontières du Moyen Orient pour parler à tout le monde.

 

Pèlerin de la paix pour remettre le document Ecclesia in Medio Oriente, l’Exhortation apostolique fruit du travail du Synode extraordinaire sur le Moyen Orient de 2010, le Pape a passé au crible la question de la liberté dans toutes ses dimensions. Un sujet à l’ordre du jour non seulement dans les pays où les chrétiens et les autres minorités sont confrontés à des situations de discrimination et où la liberté est violée, mais aussi en Occident, obligé par sa composition plurielle à approfondir des paroles comme « tolérance » ou « cohabitation », désormais usées, et à réfléchir sur la dimension personnelle mais aussi sociale de la liberté.

 

Le Pape l’a répété clairement au Pays des Cèdres : la liberté peut être utilisée pour le mal ou pour le bien parce que « le mal, le démon, passe par la liberté humaine, par l’usage de notre liberté. Il cherche un allié, l’homme ». Par sa présence physique à Beyrouth, Harissa, Bzommar, Bkerke et Charfet, la semaine où plusieurs groupes d’extrémistes musulmans réagissaient violemment contre le film offensant à l’égard de Mahomet, Benoît XVI a témoigné d’une manière d’exercer la liberté capable d’éloigner les peurs et d’aller à la rencontre de l’autre. Et le peuple libanais n’a pas manqué de répondre à son geste.

 

La présence impressionnante de centaines de milliers de pèlerins, venus de tout le Liban et des pays voisins pour la messe solennelle au Front de mer, à deux pas du centre financier de la capitale libanaise, a réussi à modifier pour un jour le visage d’une des villes les plus chaotiques du Moyen Orient, en la transformant en une zone piétonnière de plusieurs kilomètres.

 

Devant l’autel en forme de cèdre, construit avec un orgueil patriotique à la barbe du minimalisme architectonique, les fidèles semblaient vouloir dire : nous sommes nombreux, différents, libanais, jordaniens, syriens, irakiens, philippins, ... Nous sommes ici parce que tu es ici, contre les mauvais présages de ceux qui murmuraient que le voyage serait annulé à cause de la guerre en Syrie. « Je n’ai jamais pensé renoncer à ce voyage – a dit Benoît XVI aux journalistes au cours du vol vers Beyrouth –. Si la situation devient plus compliquée, il est encore plus nécessaire de donner ce signe de fraternité, d’encouragement, de solidarité ».

 

 

Équilibre instable

 

 

Le peuple qui est accouru vers le Pape est un peuple composite, acteur du « modèle libanais », expression qui d’un côté en exalte la spécificité et la richesse pour tous, et qui de l’autre a tendance à simplifier la complexité d’une histoire et d’un présent encore laborieux, en la réduisant simplement en un schéma commode.

 

Ce n’est pas un hasard si Benoît XVI a utilisé l’expression « modèle » avec une certaine prudence : « Le fameux équilibre libanais – a remarqué le Pape – qui veut continuer à être une réalité, peut se prolonger grâce à la bonne volonté et à l’engagement de tous les Libanais. Alors seulement, il servira de modèle aux habitants de toute la région, et au monde entier ». Il y a donc un travail à fournir, un chemin à parcourir : « Il ne s’agit pas là uniquement d’une œuvre humaine – a ajouté Benoît XVI – mais d’un don de Dieu qu’il faut demander avec insistance, préserver à tout prix, et consolider avec détermination ».

 

Mais quel Liban le Pape a-t-il trouvé ? Le centre de Beyrouth donne l’impression d’un pays fier de poursuivre son développement, un chantier à ciel ouvert où de nouveaux gratte-ciel s’élancent audacieusement vers le ciel, à quelques pas de la mer. Mais il suffit de s’éloigner du centre et on pénètre dans des quartiers plus pauvres, divisés souvent par des axes routiers dans lesquels les habitants reconnaissent encore les lignes du front de la guerre civile. Si, ensuite, on quitte la capitale pour l’intérieur du pays, le paysage évolue encore, il devient plus vert, bien que désormais la spéculation immobilière ait pris aussi pour cible les versants des collines, en les transformant en quelques mois en agglomérations de ciment. La présence de bois extraordinaires ne suffit pas à arrêter les grues.

 

En voyageant vers l’Est, on croise le destin de plusieurs villages et familles qui, dans leur histoire, ont toujours dû tenir compte de leur encombrante voisine, la Syrie. Ces Syriens qui il y a encore quelques années étaient les « occupants », sont ici aujourd’hui comme des « réfugiés », fuyant une guerre désespérante et infinie. On le lit sur le visage des personnes accueillies dans les villages libanais, on l’entend dans leurs récits. Des centaines de milliers de personnes fuient depuis des mois les bombardements, les rafles et les enlèvements signés par des mains différentes, parfois les forces rebelles, parfois l’armée nationale. Ils traversent les frontières à la recherche d’une trêve. Le gouvernement libanais n’autorise pas les camps de réfugiés officiels – question trop controversée pour le fragile équilibre intercommunautaire – mais en pratique ces lieux de premier accueil existent.

 

 

Parmi les refugiés invisibles

 

 

À Taalabaya, dans la Beqaa, un centre de la Caritas libanaise accueille chaque jour de nouvelles familles syriennes qui veulent être enregistrées pour pouvoir recevoir un minimum d’assistance, un colis de nourriture, une couverture... Non loin de là, un terrain est mis à la disposition de quelques familles qui ont construit des baraquements de cartons, de toile et de tôle. Pour les cent cinquante enfants âgés de deux à dix ans qui gambadent librement sur la terre battue, ce camp est certainement un endroit pauvre mais il est presque amusant. Ce n’est pas très important pour eux s’ils ne peuvent pas se changer ou se laver, ils sont occupés à courir avec leurs compagnons d’aventure. Leurs yeux sont pleins d’envie de vivre, au moins autant que ceux de leur mère sont vides, perdus dans l’océan de désolation qui les entoure.

 

La majorité des deux cents familles présentes provient de la périphérie de Homs, rescapées de l’enfer pour se retrouver dans des baraques où rien que la pensée de devoir y passer tout l’hiver est déjà insupportable. Pour une jeune mère, 26 ans, le temps s’est arrêté. Le passé a englouti son mari, tué en Syrie, et sa maison, détruite par les bombes ; on n’aperçoit pas le futur. Seul le présent, sans espérance, pèse sur elle et ses deux fils. Des centaines d’autres personnes partagent sa halte dans ce monde suspendu. Chaque réfugié qui a passé la frontière porte avec lui un fardeau unique qu’on ne peut assimiler aux autres. Vingt familles de Damas ont été installées dans le bâtiment d’une école primaire du village de Dayr Zanoun, toujours dans la Beqaa. Celles-ci au moins ont trouvé un vrai toit, l’eau courante et l’électricité deux heures par jour. Mais leur agitation est complète lorsque l’assistante sociale de la Caritas explique qu’elles devront partir de là à cause du début de l’année scolaire.

 

Tandis qu’ils distribuent des denrées alimentaires, les volontaires sont submergés par les protestations des réfugiés : ils n’acceptent pas d’être renvoyés comme des paquets de cette école, ils demandent qu’on respecte leurs droits. En tant que sunnites, ils ont surtout peur d’être transférés dans la zone de Baalbek à majorité shi’ite. Le directeur de l’école évolue, soucieux, d’un local à l’autre. Il compte les dégâts provoqués par ces hôtes encombrants : les salles de classe sont devenues des chambres à coucher et des cuisines, des brosses à cheveux et des savons sont suspendus aux tableaux, tandis que le jardin est utilisé comme toilettes. Un jeune père de trois enfants, menuisier de profession, a quitté la Syrie parce qu’il risquait de disparaître comme son frère. Il est sans nouvelles de lui et ne sait pas non plus ce qui se produit vraiment dans sa patrie. Mais, au moins, il a sauvé la vie de sa femme et de ses trois enfants. Il y a aussi dans les villages et les grandes villes des réfugiés plus chanceux qui payent un loyer de 200 ou 250 dollars par mois. Ils peuvent se le permettre parce qu’au moins un membre de leur famille a trouvé du travail. Ce sont souvent plusieurs familles qui partagent le même appartement et une douleur commune. Il n’y a pas de mobilier dans les maisons, on vit presque par terre. Dans la misère générale, on rencontre aussi des histoires tissées d’une reconnaissance qui traverse les années : une famille syrienne, dont la mère est sans nouvelles de son mari et du père de ses quatre enfants, a trouvé refuge près d’une famille libanaise qu’elle avait accueillie il y a des années, dans sa maison en Syrie, quand le Liban était en proie à une phase de violence. Mais si l’histoire est pressante avec ses cours et recours, la géographie impressionne par ses courtes distances, une heure de voiture au maximum sépare l’abysse de désespoir de ces réfugiés de Syrie et ces fidèles catholiques accourus autour du Pape pour lui demander de les confirmer dans la foi, de les aider à espérer.

 

 

La trêve

 

 

Aucune voix critique ne s’est élevée durant les jours précédents la visite, excepté celle d’un seul shaykh salafiste qui prétendait que Benoît XVI s’excuse pour son discours de Ratisbonne, tandis que toutes les communautés attendaient un événement qui soit capable de garantir une sorte de « trêve ». Et trêve il y eut, à l’exception de certaines manifestations à Tripoli contre le film Innocence of Muslim, dont le grave bilan est d’un mort et presque trente blessés.

 

« La visite du Pape a bénéficié d’un accueil très positif – explique Georges Corm, économiste et historien libanais – parce qu’elle a été perçue comme une pause de bonheur pour notre peuple. La population est exaspérée, elle a toujours les nerfs à fleur de peau. À la tension politique s’ajoute une augmentation considérable de la criminalité. Certaines régions du pays peuvent rester pendant plus de douze heures sans électricité, et parfois même dix-huit. Dans de nombreux endroits, l’eau ne coule pas des robinets. Les performances socio-économiques sont de faible niveau. Un bref instant de bonheur est déjà beaucoup dans la vie difficile qui est la nôtre depuis 40, 50 ans ». Même si ajoute encore Corm, « cela ne pourra pas continuer après ». La visite de Jean-Paul II au Liban en 1997 fut pour lui un très grand moment dans l’histoire de sa patrie, une terre choisie comme lieu privilégié pour lancer un nouveau « message » à tout le Moyen Orient et à l’Occident, mais qui d’après lui resta sans suite.

 

Une lecture tristement confirmée par l’attentat où a été assassiné le chef des services secrets, qui s’est produit dans le quartier chrétien de Achrafieh, en plein centre de Beyrouth, un mois seulement après le départ du Pape.

 

 

Préserver le pluralisme

 

 

Selon Corm, les raisons de la faiblesse du Liban sont nombreuses. Entre autres, l’absence d’une éducation qui valorise la tradition des chrétiens libanais et le communautarisme qui freine l’édification d’une véritable citoyenneté, parce qu’il réduit l’identité d’une personne à son appartenance à l’un des 18 groupes confessionnaux reconnus par l’État. « En ce qui concerne l’éducation – explique Corm – vous ne trouverez pas dans nos écoles secondaires de manuel avec l’histoire de l’Église d’Antioche, mais on étudie par cœur l’histoire de France ou des États-Unis et on en arrive à penser que le Christianisme est né à Rome. Écrivez un livre sur les chrétiens malheureux et persécutés au Moyen Orient, ce sera un best-seller. Si vous écrivez un livre sur la complexité des événements d’ici, vous ne vendrez que quelques exemplaires...».

 

« Nous soutenons l’appel adressé aux chrétiens du Mashreq afin de préserver leur présence dans le monde arabe et nous soutenons aussi l’Exhortation qui leur a été destinée à jouer leur rôle dans le cadre d’une action nationale commune, dans la confiance que cela préservera l’unité du tissu social de cette partie du monde » : les paroles que Mohammed Rashid Kabbani, sunnite, muftì de la République, a adressées au Pape ont été interprétées par de nombreuses personnes comme une admission de la partie musulmane de la « nécessité » que les chrétiens ne quittent pas le Moyen Orient parce que leur présence est garante de l’unité sociale.

 

Des paroles importantes pour Antoine Messarra, catholique maronite, membre de la Cour constitutionnelle : « L’Islam arabe se libère et il faut l’aider à se libérer. Le malheur vient du fait que les chrétiens du monde arabe ont fait marche arrière. Les musulmans libanais ont besoin des chrétiens comme soutien dans la tradition de liberté. Je crois que c’est là le sens et le contenu central de l’intervention du Muftì. Quelle honte, sur le plan de la foi, que les religions acceptent de se diviser en religions effrayantes et religions effrayées. Imaginez, par exemple, que je commence à avoir peur de l’Islam. Mais l’Islam fait partie de ma culture, de mes relations quotidiennes ! » Selon Messara, c’est le pluralisme arabe qui doit être défendu : « Le grand problème sur le terrain n’est pas de protéger la présence des chrétiens dans la région, ni l’Islam politique. Le problème central est la protection du tissu pluraliste arabe. Et, dans une réalité pluraliste, le principe central est la liberté religieuse. L’Islam doit prendre le temps de repenser la question ». Pour Messara aussi, le défi est, une fois encore, éducatif : « Un des problèmes de la division de la ville en différents quartiers est que beaucoup de jeunes, nés durant la guerre ou après, n’ont pas pu vivre l’époque de la convivialité, ils ne l’ont pas apprise par l’expérience. Ainsi, aujourd’hui, nous avons une grande urgence éducative dans ce sens ».

 

Si pour le chrétien Messara l’Islam fait partie de son ADN, le sunnite Hisham Nashabe, Président de l’Institut d’Études islamiques de l’Université Makassed, dresse son bilan personnel et relève qu’en tant que musulman « il se regarde à travers le miroir de la présence des chrétiens parmi nous ». Nashabe est convaincu que la visite du Pape fera grandir chez les musulmans le désir d’une connaissance plus approfondie du Christianisme : « Comme les études orientalistes se sont développées en Occident, ainsi on devrait davantage développer au Moyen Orient les études « occidentalistes ». C’est une provocation culturelle que le Pape, peut-être inconsciemment, a lancée au Liban ».

 

 

Concepts « killers »

 

 

Quelqu’un attendait certainement un Pape doté d’une baguette magique qui résoudrait d’un seul coup les problèmes du pays. En revanche, comme le remarque Mons. Paul Rouhana, Vicaire patriarcal de Sarba et Jounieh, Benoît XVI s’est présenté comme un pasteur soucieux de conduire son troupeau, de placer au centre la valeur de la dignité humaine sur laquelle – comme le souligne aussi l’Exhortation Apostolique – tous les croyants et les hommes de bonne volonté se rencontrent aussi dans des moments historiques difficiles comme la guerre en Syrie. « L’histoire présente de la Syrie et la situation des chrétiens, qui risquent d’être sous les tirs croisés des deux camps en guerre – observe Mgr Rouhana – nous interpellent sérieusement de différents points de vue. Il est urgent de trouver une solution pour sauvegarder l’unité du pays. Il n’y aura jamais de solution uniquement « pour les chrétiens », tout comme au Liban une solution exclusive pour eux n’a jamais existé. Chrétiens et musulmans partagent le même destin dans les deux pays. Ce que nous espérons c’est que la Syrie puisse aussi s’approcher d’une convivialité islamo-chrétienne comme celle qu’aujourd’hui nous vivons au Liban. Le communautarisme a-t-il tendance à créer des fossés dans la société ? Ce n’est certainement pas la meilleure solution, mais on peut partir de là pour construire une véritable citoyenneté commune ».

 

Selon Mgr. Rouhana, la voix « raisonnable et modérée » du Pape, qui à 85 ans vient dire que la foi n’est pas une rêverie, mais qu’elle s’implique avec toute la réalité, est capable d’être universelle. Pour lui aussi les musulmans se reconnaissent dans certaines « batailles » du Pape : « L’Islam n’est pas un monolithe ».

 

On le constate ultérieurement dans le profil d’un intellectuel comme Ibrahim Shamseddine, professeur de Sciences politiques à l’American University de Beyrouth, shi’ite, selon lequel les interventions du Pape ont permis de réfléchir à nouveau à la « formule libanaise ». La spécialité d’une telle formule ne consiste pas dans la dualité chrétien-musulman de l’État, mais en un triangle : « Le trio démocratie-Islam-Christianisme fait du Liban un cas unique. S’il n’y avait pas l’élément « démocratie », un partenariat chrétien-musulman ne serait pas possible. La formule s’effondrerait. Il y a de nombreuses difficultés, dont celles qui proviennent du contexte géographique du Liban, et un poison circule dans le pays, à savoir la présence de milices armées et de groupes confessionnels qui, de fait, court-circuitent et affaiblissent l’État de l’intérieur. Le gouvernement ne prend pas de décisions parce que les institutions sont paralysées ».

 

Le point crucial pour Shamseddine est de cesser de recourir à la catégorie de « minorité », un concept « killer »: « Les shi’ites ne sont pas une minorité. Je refuse d’être appelé minorité. Les chrétiens font partie de la grande majorité arabe, et les shi’ites font partie de la majorité musulmane ». Selon lui, une formule chimique, celle de l’eau, résume bien le Liban : « Nous avons besoin de deux molécules d’hydrogène et d’une d’oxygène. Rien d’autre. Dieu a créé les choses ainsi. Les chrétiens sont l’oxygène de notre démocratie ».

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