close_menu
close-popup
image-popup

Langues disponibles :
close-popup
Paypal
Carta di credito
S’abonner
Classiques

Le despotisme ou de la corruption des idéaux du Prophète

L’Islam est né démocratique, mais ensuite, quelque chose est allé de travers et, à moins d’appliquer un style politique fondé sur la consultation, cette dérive ne connaitra de fin qu’avec le Jour du Jugement

Cet article a été publié dans Oasis 26. Lisez le sommaire

Dernière mise à jour: 15/11/2018 17:54:22

 

Au nom de Dieu clément et miséricordieux

 

Louange à Dieu, créateur de l’univers dans sa forme parfaite, et prière et salut à ses grands prophètes, guides des nations vers la vérité révélée, et en particulier au prophète arabe envoyé par miséricorde à l’humanité tout entière pour l’élever ici-bas et dans l’au-delà sur l’échelle de la sagesse[1].

 

Je parle en tant qu’Arabe musulman, forcé au silence comme tout être faible qui exprime son opinion sous le ciel d’Orient, et prie le lecteur de se rappeler cet adage : « La vérité se fait connaître par elle-même et non par les hommes ». En cette année 1318 de l’hégire (1900), je quittai mon pays pour visiter d’autres pays d’Orient. Arrivé en Égypte, où j’élus domicile, profitant de son régime de liberté sous le règne de ‘Abbâs II[2], qui porte le même nom que l’oncle du Prophète, et qui répandit la sécurité en son royaume, j’y constatai que les élites étaient préoccupées, comme partout en Orient, par la grande question, je veux dire la question sociale en général et chez les musulmans en particulier. Mais, comme tous les chercheurs, ils ne s’accordent ni sur les raisons de la décadence ni sur les remèdes nécessaires.

 

Selon mon observation, la source du mal est le despotisme politique, et son remède, la consultation constitutionnelle (al-shûrâ al-dustûriyya). Je parvins à cette conviction après trente ans d’étude et d’exploration de presque tout ce qu’un chercheur peur imaginer à première vue. Croyant chaque fois avoir identifié la ou les raisons du mal, il s’aperçoit aussitôt qu’il s’agit simplement d’un élément parmi d’autres, d’un résultat et non d’une cause. Celui, par exemple, qui dit que l’origine du mal est la négligence des obligations religieuses se trouve embarrassé quand il se demande pourquoi il en est ainsi. Celui qui considère que le mal provient des divergences d’opinion ne parvient pas à en expliquer la cause. S’il dit que c’est l’ignorance, il est bien obligé de reconnaître que les divergences entre savants sont plus fréquentes que parmi les ignorants, et il se retrouve dans un cercle vicieux. Il décrète alors que c’est la volonté de Dieu, oubliant ce que lui dictaient la raison et la religion, à savoir que Dieu est sage, juste et miséricordieux.

 

Pour rassurer le lecteur, j’évoque les recherches qui m’ont occupé l’esprit jusqu’à mettre ma vie en danger pour les avoir étudiées et vérifiées. Ainsi il saura que je ne parvins à la conclusion que l’origine du mal est le despotisme politique qu’après de longs efforts qui ont probablement atteint leur objectif. Je prie Dieu de juger que ma bonne foi compense mes défauts. […]

 

1320 de l’hégire, 1902 de l’ère chrétienne

 

 

Introduction

[…] Avant d’évoquer toutes ces questions, on peut mentionner les réflexions des théoriciens en la matière. Leurs conclusions sont les mêmes, mais la manière de les exprimer varie en fonction du regard et de la sensibilité de chacun. Ainsi :

Pour le matérialiste : le mal est la violence et le remède, la résistance.

Pour le politique : le mal est l’asservissement des autres et le remède, le recouvrement de la liberté.

Pour le sage : le mal est le pouvoir de coercition et le remède, le pouvoir de réclamer l’équité.

Pour le juriste : le mal est la domination de la loi par le pouvoir et le remède, la suprématie de la loi sur le pouvoir.

Pour le croyant : le mal est de vouloir partager la toute-puissance de Dieu et le remède est de professer l’unicité de Dieu.

Telles sont les visions des théoriciens. Elles varient aussi selon leurs tempéraments :

Pour l’altier : le mal est la soumission aux chaînes et le remède est de s’élever contre l’humiliation.

Pour le politique : le mal est l’existence de dirigeants sans contrôle et le remède est de leur imposer des limites.

Pour l’homme libre : le mal est l’arrogance et le remède est d’humilier les arrogants.

Pour celui prêt au sacrifice : le mal est l’amour de la vie et le remède, l’amour de la mort. […]

 

 

Le despotisme et la religion

Les historiens des religions s’accordent à considérer que le despotisme politique est engendré par le despotisme religieux, ou du moins que les deux sont des frères, ayant pour père le dépouillement et pour mère la domination. Ces jumeaux sont soudés par une nécessaire collaboration pour avilir l’homme, gouvernant l’un les corps, l’autre les cœurs. Ces historiens ont raison, au regard des vieilles légendes historiques de la Torah[3] et des épîtres ajoutées à l’Évangile, mais non des enseignements didactiques et moraux des deux livres saints, et c’est une erreur de considérer que le Coran soutient le despotisme politique. On ne peut accepter pour excuse qu’il est difficile d’appréhender les subtilités du Coran à cause de l’éloquence de son langage ou de la méconnaissance des circonstances dans lesquelles ses versets ont été révélés. Ces historiens se fondent en fait sur la situation des musulmans il y a des siècles jusqu’à nos jours pour conclure que leurs despotes se servirent de la religion.

 

Certains de ces auteurs estiment que les préceptes religieux, y compris les livres saints[4], poussent les humains à craindre une force colossale dont l’essence est insaisissable par la raison. Une force qui menace l’homme de catastrophes dans sa vie ici-bas, selon le bouddhisme et judaïsme, ou dans sa vie sur terre et après la mort, comme chez les chrétiens et les musulmans. Cette menace fait trembler les membres, paralyse les forces et stupéfie le cerveau jusqu’à la démence et l’apathie[5]. Ces préceptes ouvrent ensuite, pour échapper aux peurs, des portes de salut derrière lesquelles se trouve un paradis. Mais ces portes sont gardées par des brahmanes, des prêtres ou autres curés qui n’autorisent les gens à y accéder que s’ils les glorifient en s’humiliant et les rétribuent pour l’accomplissement d’un vœu ou pour la rémission d’un péché. Dans certaines religions, ces gardiens vont jusqu’à prétendre empêcher les âmes de parvenir jusqu’à Dieu si l’on ne leur paie pas des droits de passage lors de l’inhumation et des tributs pour le salut au purgatoire. Ils manipulent la religion pour terroriser les gens, les menaçant de la colère et des tortures de Dieu afin de leur faire croire que leur salut ne peut venir que des morts enterrés[6] qui sont en contact avec Dieu et peuvent les protéger de sa colère.

 

Les politiques assoient leur despotisme sur des bases analogues en terrorisant les gens par le culte de la personnalité et l’orgueil, en les humiliant par la force et la spoliation des richesses pour les soumettre, les mettre à leur service et profiter d’eux comme de bêtes dont ils boiraient le lait, mangerait la chair, et qu’ils monteraient avec fierté. La similitude entre les despotismes religieux et politique, dans leur emprise et dans leurs effets, les a associés dans l’action en France, hors de Paris, comme les deux mains, tandis qu’ils se partagent la tâche en Russie, comme le calame et la table, pour inscrire la misère des nations.

 

Cette complémentarité entraîne dans l’esprit des gens du commun, qui sont la majorité de la population, une confusion entre Dieu légitimement adoré et le despote obéi par la force[7]. Ils se mettent à les glorifier pareillement, s’interdisant de contester les actes du despote, et ils se croient indignes de le contrôler, compte tenu du fossé entre sa grandeur et leur petitesse. En d’autres termes, ils perçoivent leur Dieu et leur tyran comme partageant nombre d’attributs et de noms et ne peuvent faire la distinction entre « le Créateur absolu » et celui qui les gouverne, entre celui « dont on ne questionne pas les actes » [Cor. 21,23] et l’irresponsable, entre « le Bienfaiteur » et celui qui détient les richesses, entre « l’Omnipotent » et le grand homme. Ils vénèrent les tyrans comme ils le font pour Dieu, voire davantage, car Dieu est patient et généreux et Sa sentence différée et invisible alors que la vengeance du tyran est immédiate et ostensible. […]

 

Selon ces analystes donc, le politique et le religieux vont de pair mais il est plus facile et plus efficace de réformer le second que le premier. Les sages de la Grèce antique furent probablement les premiers à recourir à la religion pour réformer la politique. Ils réussirent à convaincre leurs rois tyranniques de partager leur pouvoir en ressuscitant l’idée d’une association dans la divinité. S’inspirant des Assyriens, ils y mêlèrent leurs légendes pour établir un dieu de la justice, un autre de la guerre, de la pluie et ainsi de suite, tandis qu’un Dieu des dieux avait un droit de regard sur eux et le pouvoir de les départager en cas de désaccord entre eux[8]. Une fois cette idée bien installée dans les esprits grâce à sa forme majestueuse et à la magie du verbe, il fut plus facile pour les sages d’inciter le peuple à réclamer de ses tyrans qu’ils soient moins autocrates, afin que l’administration de la terre soit semblable à celle du ciel. Les rois durent accepter cela malgré eux. C’est ce qui permit aux Grecs d’établir les républiques d’Athènes et de Sparte. Les Romains firent de même par la suite. Cet exemple ancien demeure jusqu’à nos jours la référence pour la répartition des pouvoirs dans les différentes monarchies et républiques.

 

Cependant, cette forme de partage illusoire entraîna finalement une réaction encore plus néfaste. Elle ouvrit en effet la voie à des imposteurs de toutes les classes sociales qui prétendirent à certains attributs divins, comme la sainteté. Auparavant, seuls les plus puissants osaient se prévaloir d’un tel statut, à l’image de Nemrod face à Abraham ou de Pharaon face à Moïse[9]. Plus tard, les brahmanes, les prêtres[10] et les soufis suivirent leur exemple. Cette corruption, qui convient bien à la nature humaine en général, devint une pratique courante pour des raisons que nous ne détaillons pas dans cette étude, si bien que des armées entières de religieux se formèrent pour servir les despotes.

 

Puis vint la Torah pour enseigner l’action et sortir les hommes de l’apathie et de la dépendance dans lesquelles ils se complaisaient au point qu’ils comptaient sur Dieu et son Prophète pour combattre à leur place. Elle apporta l’ordre après les rêves désordonnés et mit fin à l’idée de l’association, remplaçant notamment les dieux par les anges. Mais les rois des Juifs s’écartèrent de l’unicité et la corrompirent. Puis vint l’Évangile, qui appela à la douceur et à la patience, mais il se heurta à des cœurs endurcis par la cruauté et le despotisme. Il appela également à l’unicité divine, mais ses premiers prédicateurs ne réussirent pas à faire comprendre aux peuples décadents qui embrassèrent le Christianisme avant les nations civilisées que la notion de Père et de Fils était une métaphore que la raison devait accepter en tant que telle, comme la question du destin, dont l’Islam a repris la philosophie aux religions hindouistes et aux mythes grecs. Les peuples prirent l’idée de la paternité et de la filiation dans son sens premier, car elle était plus accessible aux esprits simples, incapables d’appréhender ce qui n’est pas concret, et parce qu’ils avaient pris en outre l’habitude de considérer leurs premiers tyrans comme des enfants de Dieu. Avec son expansion vers différents peuples et les épîtres de Paul, le Christianisme se transforma, comme ce fut le cas des religions précédentes. Il se mélangea avec d’anciens rites païens, romains et égyptiens, ainsi qu’avec des traditions israélites, des légendes d’autres peuples et des décorums de rois. Le Christianisme en est ainsi venu à glorifier les hommes d’Église, les reconnaissant comme des représentants de Dieu, infaillibles et législateurs, tout ce que les protestants ont finalement rejeté pour revenir aux origines de l’Évangile[11].

 

Puis vint l’Islam pour purifier le Judaïsme et le Christianisme en se fondant sur la sagesse et la détermination et en éradiquant l’associationnisme. Il imposa des règles de liberté politique médiane en établissant un juste milieu entre la démocratie et l’aristocratie, et il consacra l’unicité afin d’empêcher tout pouvoir religieux ou autre de disposer des esprits et des corps. Il introduisit des lois sages et globales valables en tout lieu et tout temps, créa une cité et permit l’émergence d’un gouvernement comme celui des premiers califes, inégalé dans l’histoire de l’humanité, y compris par les musulmans qui lui succédèrent, à l’exception peut-être des califes ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz[12], de Muhtadî[13] et du bien inspiré Nûr al-Dîn al-Shahîd[14]. Ces califes « bien guidés » avaient compris le sens et la portée du Coran révélé en leur langue. Ils suivirent ses préceptes, le prenant pour guide, et instaurèrent un gouvernement fondé sur l’égalité entre eux et les pauvres de la nation, dans la prospérité comme dans la difficulté. Ils promurent des rapports de fraternité entre musulmans ainsi qu’une organisation de la société basée sur le partage, bien plus qu’entre frères de même père et de même mère, chacun ayant une fonction personnelle, familiale et nationale. Ce noble système de gouvernance établi par le prophète Muhammad ne fut véritablement suivi que par Abû Bakr et ‘Umar[15], puis il commença à se détériorer et toute la nation musulmane le regretta depuis le règne de ‘Uthmân jusqu’à nos jours. Il continuera d’être regretté jusqu’à l’éternité si l’on ne pense pas à le compenser par un système politique consultatif, tel celui auquel parvinrent certaines nations occidentales dont on pourrait dire qu’elles ont davantage profité des enseignements de l’Islam que les musulmans eux-mêmes.

 

Le saint Coran abonde en enseignements en vue de supprimer le despotisme et d’instaurer la justice et l’égalité, y compris dans certains de ses récits. Ainsi des paroles de Balqîs, reine de Saba, des Arabes de Tubba‘[16], s’adressant aux dignitaires de son peuple : « ‘Ô vous, chefs du peuple ! Répondez-moi au sujet de cette affaire ; je ne déciderai rien dont vous ne soyez témoins’. Ils répondirent : ‘Nous détenons une puissance ; nous détenons une force redoutable ; mais l’affaire dépende de toi ; vois donc ce que tu veux ordonner’. Elle dit : ‘Quand les rois pénètrent dans une cité, ils la saccagent et ils font de ses plus nobles habitants les plus misérables des hommes. C’est ainsi qu’ils agissent’.» (Cor. 27,32-34).

 

Cette histoire montre que les rois doivent consulter les nobles du peuple et ne prendre de décision qu’après avoir recueilli leur avis. Elle indique que le peuple doit détenir la force mais qu’il revient aux rois justes de la mettre en œuvre par respect pour leur place, tandis que les despotes sont honnis. […] Compte tenu de ce qui précède, on ne peut accuser l’Islam de soutenir le despotisme, et des centaines d’autres versets du Coran le prouvent.

 

[‘Abd al-Rahmân al-Kawâkibî, Du despotisme et autres textes, Sindbad – Actes Sud, Arles 2016, traduction par Hala Kodmani, préface et postface de Salam Kawakibi, pp. 9-11, 16-17, 28-37 passim]

 


[1] Arabe ‘iliyyûn (cf. Cor. 83,18-20 et les nombreuses exégèses proposées pour ce passage). [Toutes les notes sont de la Rédaction].
[2] ‘Abbâs II Hilmî (1874-1944) fut le dernier khédive d’Égypte (1892-1914) avant le protectorat britannique.
[3] L’auteur entend par Torah l’ensemble de l’Ancien Testament.
[4] Pour l’Islam, les Livres célestes sont la Torah, les Psaumes, l’Évangile (au singulier) et le Coran.
[5] « La religion Judaïque, ensuite les religions Chrétienne, Mahométane, qui admettent un Dieu seul, maître terrible et absolu de toutes choses, devaient être, ont été, et sont toujours beaucoup plus favorables à la tyrannie » (Victor Alfieri, De la tyrannie, chap. 8 ‘De la religion’, Molini, Paris 1802, p. 73).
[6] Al-Kawâkibî vise l’intercession des pieux défunts, selon la polémique moderniste typique contre le culte des saints (même et surtout quand ils sont islamiques).
[7] « L’idée que le vulgaire s’est généralement formée du tyran, ressemble tellement à celle que presque tous les peuples ont faussement conçu d’un Dieu, que l’on en pourrait induire que le premier tyran n’a pas été le plus fort, comme on a coutume de le supposer, mais bien le plus fourbe et le plus savant dans la connaissance du cœur humain, et dès-lors le premier à leur donner une idée quelconque de la divinité. C’est pour cela que parmi la plupart des peuples, la tyrannie religieuse a enfanté la tyrannie civile. Souvent elles se sont réunies sur la tête d’un seul, mais jamais elles n’ont manqué de se prêter des secours mutuels » (Victor Alfieri, De la tyrannie, p. 73-74).
[8] « La religion païenne, en multipliant à l’infini les dieux et en faisant du ciel quasiment une république, en soumettant Jupiter lui-même aux lois du destin, et à d’autres usages et privilèges de la cour céleste, devait être, et fut, de fait, très favorable à une vie de liberté » (Ibidem).
[9] Dans le Coran, Pharaon affirme, s’adressant aux notables égyptiens : « Je ne vous connais pas d’autre dieu que moi-même » (28,38).
[10] L’arabe (bâdrî) semblerait une transcription phonétique de l’italien « padre », père.
[11] Ici aussi, l’affinité avec le texte d’Alfieri est notable, tant dans le jugement positif sur la Réforme que surtout dans l’accusation faite au clergé d’avoir déformé la prédication authentique du Christ. Sur ce second point, le message coranique et la critique protestante et des Lumières se rencontrent parfaitement. « Le trop grand nombre d’abus qu’elle renferme [la religion chrétienne] forcèrent avec le temps quelques peuples, beaucoup plus sages qu’enthousiastes, à la modérer, en la dépouillant de beaucoup de superstitions funestes ; et ces peuples distingués ensuite par le titre d’Hérétiques, s’ouvrirent par un tel moyen une route à la liberté. Elle revint parmi eux après avoir été longtemps bannie de l’Europe, pour y apporter le bonheur [...]. Mais les peuples qui, n’osant pas mettre un frein à cette religion, voulurent la conserver entière, se privèrent pour toujours des moyens de reconquérir leur liberté ; lorsque je dis entière, ce n’est pas cependant comme elle avait été prêchée par Jésus, mais telle que l’art, le mensonge et la violence l’avaient défigurée dans la bouche de ses successeurs » (Victor Alfieri, De la tyrannie, p. 77).
[12] Calife omeyyade connu pour sa piété, il régna de 717 à 720.
[13] Calife abbasside, il tenta de ramener de l’ordre à la cour, mais régna moins d’un an, de 869 à 870.
[14] Émir d’Alep au temps des croisades, connu en Europe comme Noradin (1118-1174), il prit la tête de la résistance contre les Francs.
[15] Le califat de Abû Bakr dura de 632 à 634, celui de ‘Umar de 634 à 644. ‘Uthmân fut calife de 644 à 656, mais ses 12 années de règne sont traditionnellement partagées en six bonnes années et six mauvaises. On peut donc relever la brièveté de l’époque d’or de l’Islam dans la reconstruction idéalisée d’al-Kawâkibî, qui par ailleurs sur ce point ne fait que reproduire la pensée sunnite classique.
[16] Terme par lequel les sources arabes désignent la dynastie préislamique des Himyarites, qui domina le Yémen du IIIe siècle au VIe siècle après JC.
 

 

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter d’Oasis

Pour obtenir des informations et des analyses, abonnez-vous à notre revue semestrielle