close_menu
close-popup
image-popup

Langues disponibles:
close-popup
Paypal
Carta di credito
souscrire
Islam

Coptes à la croisée des chemins après l’OPA islamiste

La faillite du grand mouvement pour la démocratie et la citoyenneté commencé avec la révolution de janvier 2011 laisse l’Égypte en proie à une amère déception devant le retour aux vieilles pratiques ultranationalistes et sécuritaires de la part d’un État durement éprouvé par la violence islamiste

On est toujours étonné par les très grands écarts opposant les diverses estimations du nombre des coptes en Égypte : de 5,7 % de la population totale (soit actuellement un peu moins de 5 millions) selon le recensement officiel de 1996, aux 15 voire 20 % parfois revendiqués par les sources ecclésiales1. Cette incertitude quant au nombre réel des chrétiens égyptiens s’ajoute au malaise que nourrit chez eux le débat sur l’identité nationale. La surestimation de la démographie copte va souvent de pair avec une sorte d’ethno-nationalisme récusant l’arabité des chrétiens d’Égypte, considérés comme plus authentiquement « égyptiens » que les musulmans du pays. En réalité, la question du poids de la population copte serait moins lancinante si la citoyenneté était le cadre de référence des droits et des devoirs. En ce temps très sensible de transition politique et sociétale, alors que bouillonne le débat autour de l’identité de l’Égypte, cette question du nombre devient vitale. Quoi qu’il en soit, les coptes sont incontestablement aujourd’hui la communauté chrétienne la plus importante du monde arabe. Moins touchés, du moins jusqu’il y a peu, que les autres chrétiens du Proche-Orient par le phénomène de l’émigration , ils représentent la force vive majeure du Christianisme dans la région qui l’a vu naître et un enjeu capital pour sa survie.

 

 

Le contenu de la revue n'est pas encore disponible en ligne. Pour lire tous les articles de Oasis n. 22 vous pouvez acquérir une copie. Pour vous abonner cliquez ici.

 

 

1 Voir l’article remarquablement documenté de Cornelis Hulsman, Discrepancies between Coptic Statistics in the Egyptian Census and Estimates Provided by the Coptic Orthodox Church, « Mélanges de l’Institut Dominicain d’Études Orientales » 29 (2012), pp. 419-482, qui conclut à la crédibilité globale des recensement officiels, nonobstant une légère marge d’erreur possible due à quelques rétorsions ou manipulations des données. La plupart des auteurs – ce fut souvent mon cas – s’en tiennent à une estimation d’environ 10 %.

Inscrivez-vous à notre newsletter

Pour obtenir des informations et des analyses, abonnez-vous à notre revue semestrielle