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Religion et société

De la chasse aux sorcières au Crucifié

La théorie mimétique de René Girard offre une aide fondamentale pour comprendre le lien entre la violence, le sacré et l’origine des cultures humaines. Et elle ouvre au défi : comment fonder un vivre ensemble sans identifier un ennemi commun ?

« Les procédés qui permettent aux hommes de modérer leur violence sont tous analogues, en ceci qu’aucun d’eux n’est étranger à la violence »1 (René Girard)

 

 

La théorie anthropologique élaborée par René Girard, la théorie mimétique, apporte un éclairage puissant sur les rapports entre la violence, le sacré et l’origine des cultures humaines. Son actualité réside en ceci qu’elle oblige à prendre conscience du rôle de la logique sacrificielle dans la constitution des communautés humaines et qu’elle met au défi les croyants de témoigner d’un Dieu qui ne soit d’aucune façon complice de la violence. Dans le contexte de notre rencontre, je vais essayer de le montrer qu’elle ouvre la voie à une démystification radicale de la violence.

 

 

Avant de présenter brièvement les principaux thèmes développés par Girard, je crois utile de souligner l’originalité de son itinéraire intellectuel et spirituel.1 Comme il l’a dit lui-même à plusieurs reprises, son retour à la religion est indissociable de son travail intellectuel. Dans une certaine mesure, on peut dire qu’il est consécutif à ses premières découvertes. C’est à travers l’étude de la littérature, et notamment des grands romans du XIXe siècle, puis ensuite des tragédies grecques et de Shakespeare, que Girard à élaboré sa théorie du désir humain et de la violence, avant d’étendre ses investigations aux mythes et aux rituels, au religieux archaïque et, en dernier lieu, à la Bible.

 

 

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1 La Violence et le Sacré, Grasset, Paris 1972, 41

 

2 René Girard est né en 1923 en Avignon. Il a enseigné aux Etats-Unis et il est membre de l’académie française. Il s’est fait connaître en 1961 par un ouvrage de critique littéraire Mensonge romantique et vérité romanesque (Grasset 1961), qui contient un premier exposé de sa théorie du désir. Ses ouvrages les plus remarqués ont été La violence et le sacré (1972) et Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), dans lequel il traite pour la première fois du Christianisme.

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