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Moyen Orient et Afrique

« Puis-je rester assis alors que le peuple égyptien manifeste ? »

Entretien avec Tawadros II, Pape des Coptes et Patriarche d’Alexandrie, de P. Rafic Greiche, P. Sharîf Nâshif, Mary as-Samîn et Michael Victor

Lors d’une conversation à 360 degrés avec les représentants de l’Église catholique en Égypte, le pape Tawadros II, à la tête de l’Église copte depuis 2012, explique les prises de position assumées durant cette année de la vie publique égyptienne et explique où en est le chemin de rapprochement entre les deux Églises.

 

 

Quel souvenir gardez-vous de votre rencontre avec Sa Sainteté le Pape François le 10 mai 2013 ?

 

 

Le voyage au Vatican a été la première visite de mon service en tant que pape. [...] La rencontre avec le pape François et la réunion entre les Églises copte et catholique fut une journée inoubliable pour moi personnellement et pour l’Église copte. J’ai été très frappé par la personnalité du pape François. Nous avons senti l’amour déborder de cette rencontre et des entretiens durant le voyage. Le sourire et la sim-plicité du pape François nous ont touchés ainsi que son intérêt pour cette visite. Lors de la prière com-mune avec le pape François, nous avons eu l’impression que nous étions au ciel. Nous avons discuté de beaucoup de choses qui unissent l’Église orthodoxe et la catholique, dont la question des critères de sainteté. J’ai parlé avec le pape François du pape Kyrillos VI que les étudiants considèrent comme le « protecteur des examens » même si ceux-ci ne l’ont jamais connu, et il a commenté : « L’esprit de Dieu touche leurs cœurs et c’est un témoignage suffisant pour affirmer la sainteté du pape Kyrillos VI ». [...] Nous avons vécu une série de petits événements qui ont montré combien le pape François est aimable et extraordinaire. Au terme de la visite, le pape François a interrompu sa rencontre avec les cardinaux et il est sorti pour nous saluer et prendre congé ; debout à côté de moi, en attendant l’arrivée des voitures qui devaient nous conduire à l’aéroport de Rome, il a blagué quand elles sont arrivées avec quelques minutes de retard : « Avez-vous bien rangé toutes les valises ? ». C’était une visite spirituelle qui a fait revivre l’esprit d’amour et de fraternité entre les deux Églises.

 

 

Pensez-vous que le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique continuera de manière à atteindre la voie de l’unité de l’Église du Seigneur ?

 

 

Il y a une commission doctrinale qui réunit la famille orthodoxe orientale et l’Église catholique, qui se rencontre chaque année en janvier et dont font partie S. Em. l’Évêque Bishoi, S. Em. l’Évêque Barnaba, S. Em. l’Évêque Daniele et le père Shenouda Maher d’Amérique.

 

La commission discute de l’ensemble des questions théologiques et doctrinales et continue à travailler pour le bien de l’Église. Ainsi, nous avons eu une idée sur laquelle nous avons fait faire une étude, c’est-à-dire « l’unification de la fête de Pâque au niveau des Églises du monde », et cette étude sera envoyée à toutes les Églises du monde, dont la première est l’Église de Rome, parce que la différence concernant la date de Pâques est une différence de calendrier astronomique et non pas de type théologique. Nous avons choisi le troisième ou le quatrième dimanche du mois d’avril. Cela rendra plus facile l’acceptation de cette idée, de manière à ce que les chrétiens du monde entier puissent célébrer le même jour la résurrection du Seigneur Jésus. Et il y a aussi un autre objectif : de nombreux chrétiens égyptiens et arabes ont émigré et célèbrent Pâques chacun conformément à sa communauté mais les festivités de Pâques et la Semaine sainte dans ces pays tombent chacune selon le calendrier occidental. Le résultat est que, lorsque les deux calendriers divergent, les chrétiens orientaux ne peuvent célébrer le Triduum [en tant que jours fériés].

 

 

Le Sacré Synode de votre Église a examiné le thème du baptême et de la communion pour les catholiques. Où en est cette étude ? Y a-t-il un dialogue avec l’Église catholique à ce propos ? Avez-vous pensé à consulter les Églises catholiques pour connaître leur théologie du baptême et de l’immersion dans le font baptismal ?

 

 

Oui, en effet, il y a une commission qui a pour objectif d’étudier cette question et d’en discuter ; jusqu’à présent nous avons eu des cas de mariage mixte entre catholiques et orthodoxes. La décision est laissée à la discrétion et aux dispositions de l’évêque local, au cas par cas, et à une dispense du Pape. Cependant, nous considérons que l’Église catholique est une Église traditionnelle et apostolique, et qu’en elle se trouve l’effusion de l’Esprit Saint et les sept sacrements. Pour l’immersion du baptême, l’onction chrismale sur les parties découvertes est suffisante. En ce qui concerne le fait de consulter les Églises, nous n’y avons pas pensé, mais on pourrait le faire.

 

 

Sainteté, vous avez récemment visité l’Église évangélique (la première visite d’un Patriarche copte à cette Église), comme vous avez visité les Églises catholique et orthodoxe à l’occasion de Noël et vous avez fondé avec elles le Conseil des Églises d’Égypte. Quels sont les sentiments que Sa Sainteté éprouve envers ces Églises ? Considérez-vous que le Conseil des Églises d’Égypte a commencé à jouer son rôle ou devons-nous en attendre davantage ?

 

 

Nous devons saisir toutes les occasions que Dieu donne à l’homme pour manifester l’amour. Dans le contexte chrétien, la norme est l’unité et l’exception est la séparation ou la division [...]; notre origine est une, et donc parler de différences révèle un manque de compréhension de la nature du Christ qui est sans aucun doute une, « un seul corps ». Par conséquent, dans chaque service que nous réalisons, nous devons contribuer à manifester les sentiments d’amour qui conduiront à l’unité. En ce qui concerne le Conseil des Églises d’Égypte, je ne suis pas satisfait, parce que le Conseil peut faire plus. En même temps, il a vécu une année riche en événements et, pendant la séance du Conseil, nous avons décidé que nous allions considérer la première année comme une année « zéro ». Maintenant, nous commencerons l’année « un ». Avant cette responsabilité, j’avais la charge de la commission pour l’enfance du Sacré Synode et j’étais satisfait.

 

Quand j’étais petit, j’ai passé une enfance très heureuse, aussi bien dans ma famille (papa et maman) que dans ma famille élargie (l’église). Pour cette raison, je sais que la vie est difficile pour un enfant privé de sa famille et de tout, de son milieu, son église, sa maison, de nourriture. J’ai eu l’occasion de travailler pendant trois jours à un séminaire sur les enfants pauvres et sur les types de privation et ce fut un séminaire très important. Une famille saine engendre des jeunes sains.

 

 

Comment pouvons-nous, en tant que chrétiens authentiques, éduquer à un nouvel esprit d’amour et d’unité, face à certaines rumeurs qui parlent le langage du sectarisme ?

 

 

Le problème le plus difficile que nous devons affronter en tant qu’êtres humains ce sont les « esprits fermés »; pour cette raison, j’ai dit dans le discours de mon installation que les chrétiens sont tous unis par les trois principes communs de la foi chrétienne : Christ est un, l’évangile est un et l’objectif est un, c’est-à-dire atteindre le royaume des cieux. Oui, il y a des différences, mais les fondements sont les mêmes et lorsque nous nous concentrons sur ces fondements, nous pouvons éduquer les nouvelles gé-nérations à accepter l’autre. L’atmosphère de tension et la peur de communiquer avec les autres Églises remontent à l’époque de la colonisation occidentale en Égypte, qui a amené dans le pays une manière de penser purement occidentale. L’Église nationale égyptienne a eu peur que cela ne cause ce qu’on a appelé la « chasse » de ses fidèles. Malgré la difficulté du terme, cette situation est encore d’actualité en Égypte, contrairement à celle de nos Églises à l’étranger, qui est très différente. Sincèrement, je dois dire que 50% de nos églises coptes [à l’étranger] ont débuté au sein des églises catholiques et que, lors-qu’un prêtre était nommé dans une localité, il cherchait avant tout un logement dans une église catho-lique, où il trouvait un accueil chaleureux, comme aussi dans les églises anglicanes et épiscopaliennes.

 

Nous espérons fortement résoudre ce problème au niveau local, surtout avec le rôle qu’exerce le Conseil des Églises d’Égypte et les projets de service partagé entre l’Église orthodoxe copte et les organismes de l’Église catholique et évangélique en Égypte, comme avec les réunions des jeunes auxquelles participent toutes les confessions. Nous sommes en train de préparer une grande rencontre œcuménique pour les jeunes, toutes ces initiatives consolident l’esprit d’unité dans les âmes.

 

 

Sainteté, vous avez prononcé des déclarations politiques audacieuses dans de nombreux entretiens. Trouvez-vous que l’Église a un rôle politique non négligeable ?

 

 

Quand nous parlons de rôle politique et de rôle national, ils sont importants tous les deux, mais naturel-lement le rôle national est au fondement et ce que fait l’Église égyptienne est de relancer le rôle natio-nal. Le 30 juin, le peuple égyptien, dans ses différentes appartenances, était en ébullition et a destitué le chef du gouvernement. Pour cette raison, je crois que ce que j’ai fait le 3 juillet était une manière de m’exprimer. Vous pouvez participer aux manifestations et brandir le drapeau de l’Égypte, moi au con-traire je ne peux pas, mais, ce jour-là, j’ai pu participer aux consultations. Le 3 juillet 2013, la partici-pation de l’Église a été une participation nationale et non politique, une participation en faveur de l’Égypte, comme je l’ai dit dans mon discours après l’annonce. Le Pape s’est demandé : « Puis-je rester assis à ma place alors que tout le peuple égyptien manifeste dans les rues ? ».

 

Et donc, j’ai exhorté les gens à interagir socialement, et c’est faire preuve d’honnêteté et de responsabi-lité, parce que l’Égypte est comme le temple de Karnak. Ce sont les colonnes portantes qui soutiennent tout ce grand temple : l’Église égyptienne est une de ces colonnes et, si elle est frappée, tout le pays est perdu. Les colonnes sont l’Église égyptienne, al-Azhar, la magistrature, l’armée, l’art et la langue et personne ne peut exclure les autres. Faire resurgir le rôle national est difficile, surtout parce qu’il avait été mis de côté au cours des décennies et mon destin est de vivre à cette époque.

 

 

Lorsque l’Église a pris position le 30 juin en faveur du désir de révolte du peuple, tous les chré-tiens ont eu le sentiment que le pape Tawadros était le pape non seulement des coptes mais de tous les égyptiens. Quels sont selon vous les problèmes majeurs des chrétiens d’Égypte ? Que dites-vous aux familles qui désirent émigrer ?

 

 

Le Conseil des Églises d’Égypte constitue une organisation unique qui publie des déclarations uniques pour tous les égyptiens. Personnellement, en tant que pape de l’Église égyptienne, je sens que ma res-ponsabilité s’étend à tous les égyptiens, pas seulement aux chrétiens. Au moment de ma première ins-tallation, on m’a décrit comme « le nouveau pape de l’Égypte ». Ma sensation personnelle est celle-ci : non pas diriger mais servir. C’est pour cette raison que mon bureau est ouvert à tous sans exception.

 

L’immigration est une question personnelle. Les égyptiens sont très liés à leur terre, et l’Égypte est du point de vue historique et géographique « un fleuve, une terre et un peuple ». Dieu seul sait combien de raisons ont poussé les égyptiens à partir, mais nous sommes ici pour nos enfants, nous prendrons soin d’eux et nous les aiderons à ne pas émigrer. Nous ne les encourageons pas à quitter le pays même lors-qu’ils se trouvent dans des situations très difficiles. La Bible dit : « Vous aurez des tribulations dans le monde ». L’Égypte est le pays où le Christ a posé le pied, béni par la Sainte Famille. Parfois Dieu per-met à certains individus d’émigrer pour réveiller la foi d’autres pays qui l’ont perdue et qui se sont éloignés de Dieu. Par exemple, à Vienne, notre église a un mur extérieur en fer pour empêcher qu’on ne la voit. Un jour, alors que le cardinal, un homme vraiment exceptionnel que j’ai rencontré, passait devant l’Église, il a vu un groupe de femmes et de jeunes dans le jardin. Il leur a demandé en quoi con-sistait la vie et les activités de l’église, et ils lui ont répondu que c’était une église orthodoxe. Alors le cardinal a voulu connaître l’évêque orthodoxe et il lui a offert une deuxième église qu’ils étaient sur le point de démolir dans un autre quartier de la ville. L’émigration que nous encourageons est celle entre les pays africains, parce que le développement de ces pays constitue une richesse pour toute la région. J’ai nommé récemment au Ghana un prêtre marié qui vivait au Canada pour qu’il s’occupe de l’église avec son épouse.

 

 

Quel est votre avis sur le rôle de la « Maison de la famille »? Et quels sont les rapports avec al-Azhar ?

 

 

C’est important que l’Église ait des relations d’amour avec tout le monde ; il y a une institution dans la société égyptienne qui unit l’Église à al-Azhar et cette institution c’est la Maison de la famille, une ins-titution née il y a seulement quatre ans, mais qui deviendra toujours plus influente avec les années. Nous avons un bon rapport, spécial, avec Son Excellence l’Imam Sheikh Ahmed Al-Tayyeb, nous sommes toujours en contact et nous discutons de beaucoup de choses.

 

 

[…]

 

 

Sainteté, vous avez proposé que le 10 mai soit une fête commune aux deux Églises orthodoxe et catholique. Comment imaginez-vous la célébration à commémorer ?

 

 

En Égypte, nous imaginons une rencontre amicale avec le patriarche Ibrahim Ishaq [patriarche des coptes catholiques] et peut-être une rencontre collective. À l’étranger, nous avons décidé d’organiser une série d’activités entre les églises : leçons, séminaires, visites, excursions...

 

 

Qu’y a-t-il de nouveau en ce qui concerne les églises fermées et les lois des lieux de culte et du Sta-tut personnel unique [pour tous les chrétiens] ?

 

 

En ce qui concerne les lieux de culte, nous préparons avec plusieurs juristes un amendement à certains articles pour les présenter au premier parlement élu. En revanche, pour le code du Statut personnel, les questions à traiter sont encore nombreuses, et nous n’avons qu’un seul conseil presbytéral. Nous avons commencé à préparer six autres conseils presbytéraux. Le conseil a une validité de trois ans et est com-posé d’un évêque, d’un avocat, de deux prêtres et d’un médecin, qui se réunissent une seule fois par an. En ce qui concerne le code personnel unifié pour les rapports avec l’État, c’est un travail qui a été à l’arrêt pendant 35 ans, Dieu avait certainement ses raisons de le bloquer, et maintenant cela doit être repris en considération. Il y a des juristes qui travaillent pour y apporter des modifications parce qu’actuellement il comprend de nombreuses lois. Avec la grâce de Dieu, nous parviendrons à le termi-ner. Il n’y a rien de mieux qu’une loi spécifique pour les chrétiens, mais qui soit inclue au sein des lois de l’État.

 

 

La mentalité des jeunes a changé et est devenue révolutionnaire, certains pourraient pousser d’autres sur des positions erronées... Comment l’Église communiquera-t-elle avec eux dans un futur proche ?

 

 

La première manière de s’adresser aux jeunes est le dialogue, non plus le monologue (parler et que les autres t’écoutent). Dans le monde d’aujourd’hui, les jeunes sont devenus rebelles au status quo, au pouvoir, à l’école, à la maison, à un haut fonctionnaire de l’Église... Mais je veux préciser quelque chose d’important : tous les types d’autorité sont modifiables, excepté l’autorité paternelle. Un jeune s’opposait à une question, je l’ai rencontré et je lui ai demandé : « Est-il possible que tu aies davantage à cœur l’Église que moi et que dans le Sacré Synode, composé de 115 évêques, il n’y ait personne dont la voix se fait entendre, mais qu’ils sont tous drogués et endormis ? ».

 

 

Avant le référendum sur la constitution, tout le monde a été surpris par la déclaration du pape Tawadros « Le oui augmente la grâce » [en arabe il y a un jeu de mot entre na‘am, « oui » et ni‘am, « grâce »]. Certains étaient contents et d’autres fâchés en constatant que l’Église était en-trée en politique.

 

 

Nous avons participé au comité promoteur de la Constitution et à la formulation de ses articles, nous avons menacé de nous retirer lorsque nous avons refusé d’accepter certains articles. Une fois qu’un accord a été trouvé sur la Constitution, comment pourrais-je dire « non à la Constitution » si l’Église a dit « oui » ? Je n’oblige personne à être d’accord, au contraire, je dis cela en tant que citoyen égyptien, qui aime ce pays et non pas en tant que patriarche. Les jeunes ont besoin de dialogue et pas d’ordres.

 

 

[…]

 

 

Quel est votre avis sur la question de Jérusalem et sur l’interdiction pour les coptes de s’y rendre ? L’interdiction est-elle encore en vigueur ou y a-t-il une nouvelle résolution ?

 

 

Tout d’abord, cette résolution fut approuvée dans des circonstances particulières par le pape Kyrillos, et non pas par le pape Shenouda, même si le décret officiel remonte au début du pontificat du pape She-nouda. Elle est restée sans effet pendant longtemps. En 1967 avec la guerre, les voyages ont commencé à s’interrompre, pour cette raison pape Kyrillos décida d’interdire les voyages à Jérusalem et a étendu cette résolution au pontificat du pape Shenouda, pendant une période de 20 ans. Puis est apparu le pro-blème de la normalisation des rapports entre l’Égypte et Israël et le traité de paix, les choses ont changé et cette décision est remontée à la surface. Il y a une normalisation entre les deux pays mais pas entre les deux peuples, cependant, nous faisons des exceptions pour les personnes âgées qui sentent qu’elles approchent de la fin et désirent la bénédiction des lieux saints et pour les personnes qui ont d’autres nationalités que l’égyptienne et que je ne peux pas empêcher de partir.

 

 

Excellence, une parole d’amour pour les enfants de l’Église catholique en Égypte...

 

 

En général, tous les rapports de charité me procurent de la joie : je me réjouis lorsque je rencontre Sa Béatitude le Patriarche Ibrahim Ishaq, les évêques, les prêtres, les ordres religieux et lorsque je connais leurs activités, aussi bien dans les écoles que dans les maisons de soins, comme « Les sept filles » [un institut religieux d’Alexandrie]... J’ai une relation solide avec eux, je m’intéresse aux activités qui s’organisent entre les deux Églises et je sens le désir que nous priions ensemble pour effacer toutes les barrières et les différences. Nous devons penser aux choses qui nous rapprochent les uns des autres. Et l’idée d’unifier la fête pascale nous rapprochera encore plus.

 

 

La rencontre s’est terminée comme elle avait commencé : chaleureusement et avec des sentiments d’amour réciproque, et en levant les mains au ciel en récitant le Notre Père.

 

 

* Conversation publiée sur « Le Messanger / Hémil al-Riséla », hebdomadaire de l’Église catholique en Égypte, le dimanche 4 mai 2014. Traduction de l’arabe de Ines Peta.

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