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Religion et société

La laïcité pour les sociétés arabes ! Une solution ou un problème de plus ?

Il y a au point de départ un problème de mot : la laïcité, al ilmaniya, comme terme et langage, a été rejeté depuis bien longtemps, lors de la première nahda arabe (1850-1914), par les représentants traditionnels de la religion, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. Il est vrai que des penseurs libéraux de cette nahda ont milité pour une certaine forme de laïcité, sans trop réussir. Plusieurs penseurs de la nahda arabo-musulmane qui ont cherché à trouver dans les textes mêmes de la religion elle-même la solution aux problèmes de leurs sociétés, ont souligné que ce terme était jugé étranger (dakhil) à la réalité sociale, religieuse et politique du monde arabo-musulman et ne correspondait pas aux ambitions de ses peuples.

 

 

Si l’on veut rationaliste et universaliste, l’on peut dire que la laïcité peut être une solution à tous les maux de l’être humain, en séparant d’une manière radicale entre la religion et l’État, celui-ci étant l’instance neutre qui régit les instruments de la violence dans un souci de non-discrimination, qui administre le système des droits et des devoirs de chacun vis-à-vis de l’autre et de l’État lui-même ainsi que les libertés essentielles des individus, qui limite la religion au domaine privé de l’individu ou de la communauté et prend en charge le développement économique et social au service de tous.

 

 

Il est vrai que cette laïcité attire des élites ou même des courants politiques et sociaux au Liban et dans le monde arabe. Mais nos sociétés sont-elles prêtes à accueillir une telle réalité, qui est plus qu’un système formel ? N’est-elle pas une philosophie de l’existence, une option politique et un système socio-politique et moral de valeurs humaines et appuyé sur le juridique qui privilégie ce qui est positif et rationnel ? Ne se présente-t-elle pas comme une laïcité intégrale et radicale qui ne tient pas compte des principes religieux et métaphysiques indiscutables ?

 

 

Dans le souci de répondre à ces questions, Il est évident que ce concept de laïcité a besoin d’être reformulé, dans le fond et dans la forme, car nos sociétés même si elles en ont besoin, ne peuvent l’assumer tel quel. Ces sociétés ont comme caractéristiques la pluralité religieuse, ethnique et culturelle et l’enjeu capital est représenté par l’acceptation de la pluralité comme acceptation de la différence ; ce qui est important c’est aider à mettre en valeur une expérience existentielle de cette pluralité dans le respect conjoint des communautés et de l’individu. Cette expérience n’est pas loin des fondements de la citoyenneté dans son acception occidentale, puisque ce que nos sociétés recherchent dans le tâtonnement et dans les crises successives est représenté par le désir et la volonté de vivre en commun comme objectif final.

 

 

[…]

 

 

Il testo integrale dell'intervento sarà disponibile sul prossimo numero della rivista Oasis

 

 

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