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Moyen-Orient et Afrique

L’économie des camps de réfugiés

Vue aérienne du camp de réfugiés de Zaatari [Wikimedia Commons]

L’exil de millions de Syriens a entraîné la création d’installations provisoires au Moyen-Orient

Cet article a été publié dans Oasis 24. Lisez le sommaire

Dernière mise à jour: 24/05/2019 10:37:40

L’exil de millions de Syriens a entraîné la création d’installations provisoires au Moyen-Orient, officiels et non officiels, surtout en Turquie, au Liban et en Jordanie. Ce sont des lieux de transit qui avec le temps deviennent de véritables cités. On voit s’y recréer des dynamiques de quartier et de village, des formes de commerce et d’échange, qui aident à préserver, vivante, l’identité d’un peuple.

 

 

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), le conflit syrien a entraîné le déplacement de plus de 5 millions de réfugiés. Il s’agit d’une des principales crises humanitaires depuis la seconde guerre mondiale au Moyen-Orient, qui surpasse en nombre le dernier conflit en Irak suite à la chute du régime de Saddam Hussein. Depuis 2015, des réfugiés se dirigent de plus en plus vers des espaces plus lointains comme l’Europe. Le Moyen-Orient demeure cependant la région où se concentre toujours le plus grand nombre de réfugiés. Le conflit s’inscrivant dans la durée, la question de l’installation des réfugiés dans leurs pays d’accueil respectif se pose pour les États limitrophe de la Syrie. À quelques rares exceptions, la création de nouveaux camps de réfugiés a toujours été refusée[1] par les États de la région depuis les principales vagues d’arrivées de réfugiés palestiniens en 1948 et 1967. La Jordanie et la Turquie ont cependant remis en cause cette politique et de nouveaux camps ont été ouverts aux frontières avec la Syrie.

 

 

Au-delà des chiffres, et les débats qu’ils peuvent soulever dans les pays d’accueil[2], c’est la signification de cet exode qui se doit d’être prise en compte. L’ampleur de ce dernier et son inscription dans le temps a reconfiguré de façon profonde la société syrienne. L’exil, loin d’être cantonné à certaines catégories de population, comme les seuls opposants actifs contre le régime de Bachar al-Assad, concerne des pans entiers de la société syrienne qui se trouvent contraints à partir suite aux destructions massives et à la permanence de l’insécurité. La multiplication des acteurs du conflit entraîne une fragmentation croissante du territoire syrien tandis que trouver refuge à l’intérieur de la Syrie, ce qu’une large partie des réfugiés tentent de faire dans un premier temps, devient de plus en plus complexe tant la violence s’est généralisée. Le nombre de déplacés internes se concentrant dans les zones les plus sûres ne cesse de croître, augmentant les difficultés d’accès au logement et aux services de bases dans de nombreuses villes syriennes. Quitter la Syrie pour chercher l’asile devient alors la seule option possible. L’inscription du conflit dans la durée pousse les réfugiés à chercher des espaces d’installation plus durables dans lesquels ils peuvent tenter de reconstruire une vie plus stable.

 

 

 

 

 

Des camps palestiniens aux camps syriens

 

 

La non résolution de la question palestinienne, avec pour corollaire la permanence des camps depuis leur création au début des années 1950, puis 1967, conditionne fortement le traitement actuel des nouveaux flux de réfugiés au Moyen-Orient. C’est la raison pour laquelle, par exemple, suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, les principaux États d’accueil dans la région n’ont pas ouvert de camps de réfugiés sur leur sol. En fait, si le camp permet une gestion opérationnelle d’une crise humanitaire et facilite le contrôle des populations réfugiées, il pose en contrepartie plusieurs questions. Cela peut créer des poches de pauvreté partiellement déconnectées de l’environnement socio-économique du pays d’accueil. De surcroît les entraves à la mobilité des réfugiés génèrent un accroissement de la dépendance vis-à-vis des organisations d’aide humanitaire sur le long terme. Cela peut aussi développer des formes de ségrégation des populations réfugiées dans leur société d’accueil créant des formes de stigmatisation.

 

 

La réticence des autorités des États d’accueil à ouvrir des camps repose en partie sur la crainte de l’installation durable des réfugiés sur leur sol à l’instar des réfugiés palestiniens. A contrario, les crises irakiennes de 1990-1991 puis post-2003 ont montré pour la Jordanie, la Syrie et le Liban que l’absence de camps, combinée à des formes assez peu restrictives d’entrée et de séjour au début des crises (même si cela est à nuancer en fonction des pays et des périodes concernées), d’un accès assez facile aux services publics et à l’emploi sur le marché informel, ont accru la possibilité de mobilités des réfugiés et donc leur ré-émigration vers des pays tiers[3].

 

 

Cependant, la décision de ne pas ouvrir de camps de réfugiés relève tant des politiques d’États que des logiques développées par les acteurs eux-mêmes. Les réfugiés irakiens, comme d’autres groupes de réfugiés au Moyen-Orient se sont regroupés alors en milieu urbain, le plus souvent aux abords des périphéries urbaines. Le camp d’Azraq en Jordanie, construit pour accueillir jusqu’à 130 000 personnes alors que le nombre d’arrivée de réfugiés était très élevé, est aujourd’hui largement vide. Le UNHCR y a enregistré en août 2016 près de 55 000 réfugiés, soit la moitié de sa capacité d’accueil. La majeure partie des réfugiés syriens, quand ils en ont la possibilité, s’installe en milieu urbain où les opportunités de trouver un emploi sont plus élevées et où reconstruire une vie « normale » est plus aisé.

 

 

Le Liban, marqué par une histoire conflictuelle et une relation difficile avec les réfugiés, a jusqu’à ce jour refusé l’ouverture officielle de camps pour les Syriens sur son sol. La crainte de créer des espaces « syriens » sur le sol libanais, où pourraient se développer des mouvements politiques et/ou armés, reste forte au sein de la classe politique libanaise, elle-même très divisée sur le conflit syrien. À la différence du Liban, qui accueille un plus grand nombre de réfugiés, la Jordanie a ouvert des camps de réfugiés dans le nord du pays pour canaliser les flux d’arrivée. La Turquie a également ouvert des camps le long de sa frontière avec la Syrie. À l’échelle régionale, moins d’un cinquième des réfugiés vivent dans les camps. Si les trois principaux camps d’installation de réfugiés syriens en Jordanie ne regroupent que 20 % du total des Syriens, la plupart des réfugiés sont passés par des camps de transit situés à la frontière avec la Syrie. Ces derniers ont été mis en place parallèlement à la fermeture graduelle de la frontière occidentale entre la Syrie et la Jordanie et permettent aux autorités jordaniennes d’opérer des vérifications sécuritaires avant de laisser les réfugiés entrer sur leur sol. Le temps d’attente dans ces camps varie en fonction des profils des réfugiés. S’ils sont acceptés, ces derniers sont ensuite dirigés vers l’un des trois camps d’installation tandis que s’ils disposent d’un kafîl (garant) jordanien ils peuvent s’installer ailleurs sur le territoire.

 

 

 

 

 

Les camps, des villes précaires

 

 

Comme le relève l’anthropologue Michel Agier[4]

 

 

espaces de transit et d’attente, [les camps] s’organisent comme des ‘villes’ sans pour autant être dotés d’un projet urbain dans la mesure où tout est conçu pour ne pas durer. Ils se stabilisent et durent.

 

 

L’image classique que l’on se fait du camp de réfugiés correspond assez peu, par exemple, à la situation actuelle des camps palestiniens au Moyen-Orient. On ne trouve en effet plus de tentes depuis la fin des années 1950, l’habitat en dur s’y étant substitué. Isolés des villes à leur création, la plupart des camps se situent aujourd’hui à la périphérie des principales agglomérations de leurs pays d’accueil. La dimension temporelle de l’exil palestinien est un élément important à prendre en considération. Soixante années d’exil ont engendré un rapport particulier des Palestiniens avec leurs sociétés d’accueil respectives, qui combine une forte intégration locale en relation avec l’urbanisation rapide de leur pays d’accueil, parallèlement à des formes de ségrégation liées aux différents contextes politiques et légaux.

 

 

L’expérience palestinienne est en ce sens riche d’enseignement pour les autres groupes de réfugiés dans la région. Que sont devenus les camps palestiniens dont les premiers ont vu le jour en 1949 ? Dans l’exil, outre la fonction résidentielle, les camps de réfugiés palestiniens remplissent trois rôles au sein de la société palestinienne : ils sont les lieux d’expression des formes de solidarité locales entre les réfugiés ; ils assurent la recomposition de l’identité palestinienne malgré la dispersion ; ce sont des espaces d’expression politique, formant ainsi le tissu de base de la société palestinienne dans l’exil. Cependant, alors que les espoirs de résolution du conflit israélo-palestinien s’éloignent, les camps deviennent des espaces de repli identitaire, social et économique. Avec l’augmentation de la pression démographique, et le manque de moyens financiers, les infrastructures sont sous-adaptées et les habitations sont souvent en voie de délabrement. Le manque de financement de l’aide internationale et le statut spécifique des camps dans les pays d’accueil, qui ont tendance à marginaliser et stigmatiser ces espaces, sont des facteurs qui permettent de comprendre la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui ces réalités.

 

 

Qu’en est-il donc des réfugiés syriens ? Le camp de Zaatari, dans le nord de la Jordanie, qui compte près de 80 000 habitants, est le plus connu des espaces d’installation des réfugiés syriens. Véritable ville où se juxtaposent les préfabriqués et encore quelques tentes, cet espace concentre tous les paradoxes de la présence syrienne en Jordanie. Les organisations humanitaires y sont omniprésentes, symbole de la fragilité d’une population exilée privée de ressources. À la différence des réfugiés irakiens arrivés en Jordanie suite à la chute du régime de Saddam Hussein, majoritairement issus des classes moyennes urbaines et qui s’étaient installés dans la capitale jordanienne, une large proportion des réfugiés syriens aujourd’hui sont originaires de régions rurales, et donc plus vulnérables. Ces derniers ont par exemple un accès limité au marché du travail, bien que des mesures pour faciliter l’obtention d’un permis de travail aient été prise avant l’été. De plus, pour en sortir, ceux qui résident dans les camps doivent obtenir une autorisation, accordée pour une durée déterminée.

 

 

Même s’il est assez difficile de caractériser les camps de réfugiés syriens, leur développement démographique a été rapide. La morphologie même des camps a évolué de façon substantielle, passant d’un espace densément peuplé où se juxtaposaient des tentes à la présence de préfabriqués entre lesquelles viennent s’insérer des cours privatives ou des petits jardins potagers. Dans un premier temps, le camp de Zaatari était un espace d’accueil ouvert avec la possibilité pour les réfugiés d’effectuer des allers retours sans contrôle particulier. L’exil se prolongeant, et le nombre de réfugiés augmentant de façon significative, les autorités jordaniennes ont progressivement contrôlé les entrées et les sorties du camp. Aujourd’hui, c’est un espace fermé, et les réfugiés qui souhaitent en sortir doivent disposer d’une autorisation temporaire qui leur permet de se rendre à un rendez-vous médical, dans une ambassade ou voir des proches. De même, les personnes étrangères qui souhaitent entrer dans le camp, doivent obtenir une autorisation préalable auprès des autorités jordaniennes.

 

 

 

 

 

Zaatari, une ville en devenir

 

 

Cette fermeture progressive des camps de réfugiés, si elle répond à des logiques de contrôle des formes d’installation de la population syrienne réfugiée, obéit aussi à des logiques sécuritaires. Elle a pour effet de « confiner » certains Syriens dans un espace circonscrit et contribue ainsi à modeler le camp. Malgré les contraintes de l’administration humanitaire, les réfugiés ont su développer sur ce territoire un espace de vie sociale et économique. Ils se sont regroupés par famille et parfois par village d’origine. Préfabriqués et tentes ont été ré-agencés pour en faire des habitations, certes précaires, mais qui ont permis la recréation d’espaces privés et des petits commerces et autres activités artisanales génératrices de maigres revenus parsèment aujourd’hui le camp. Les réfugiés ont tenté, autant que possible, de recréer un semblant de vie normale dans un contexte de dénuement presque total et soumis à de fortes contraintes. On assiste donc à une densification de l’espace bâti et à sa réorganisation sous l’impulsion des dynamiques générées par les réfugiés eux-mêmes.

 

 

Alors que le camp est partiellement déconnecté de son environnement socio-économique jordanien, la morphologie de cet espace évolue. Le manque de connexion avec son environnement géographique proche pousse les Syriens à développer, à partir de leurs ressources propres et des apports limités de l’extérieur, leur propre économie. À l’entrée du camp, une rue commerçante s’est développée. Officiellement désignée sous le nom de « rue du Souk », elle est appelée « Champs Elysées » par les habitants. Les habitations ont toutes été transformées en échoppes qui vendent des produits de base (épicerie, boulangerie, fruits et légumes, etc.), en boutique de télécommunication ou de bricolage, mais aussi en petits restaurants, coiffeurs, bijouteries, boutiques de vêtements. Cette rue est donc devenue, au-delà d’une activité source de revenus, un espace de sociabilité où les réfugiés se retrouvent et se promènent comme dans une artère commerçante d’une ville. Preuve que la société syrienne se reconstruit tant bien que mal dans l’exil, des boutiques qui louent des robes de mariées ont fait leur apparition. L’exil s’inscrivant dans la durée, des services se développent dans le camp pour s’adapter aux besoins des réfugiés et on trouve aussi des marchands ambulants qui proposent du café, du thé ou des sandwichs. Le camp s’étendant sur une grande surface, des quartiers distincts les uns des autres se développent. Au début il s’agissait de sections numérotées suivant l’extension spatiale du camp au rythme des nouvelles arrivées. Petit à petit les réfugiés se sont réorganisés et regroupés afin de recréer des formes de voisinage et de proximité telles qu’ils les connaissaient en Syrie avant leur exil. La vie se recrée donc autour des membres de la famille qui ont pu trouver refuge dans le camp et des proches originaires des mêmes quartiers ou villages en Syrie. Des associations, le plus souvent informelles, voient le jour et des formes traditionnelles de musique par exemple sont jouées par des petits groupes de réfugiés. Le camp devient donc un espace de vie et de sociabilité, conséquence de la contrainte de l’exil et de l’absence de solutions alternatives. En ce sens, l’exil des Syriens aujourd’hui rappelle celui des Palestiniens quelques décennies plus tôt.

 

 

C’est donc un espace singulier qui se développe. D’un côté le camp est perçu comme un espace d’enfermement et d’attente, où la précarité règne et où la dépendance est forte vis-à-vis de l’aide internationale. Le statut de réfugié est ressenti pleinement par les habitants contraints pour la plupart à l’inactivité. Les règles régissant les constructions y sont très contraignantes, les Syriens ne peuvent pas construire d’habitation en dur dans le camp mais ils doivent se contenter d’habitations préfabriquées qu’ils réagencent. Les unités d’habitations subissent une dégradation rapide liée aux conditions climatiques assez difficiles dans le nord de la Jordanie. Le camp est donc le symbole même de la tension dans laquelle sont pris les réfugiés, entre la précarité des conditions matérielles et l’enfermement d’un côté, et de l’autre la volonté de reconstruire dans l’exil une vie « normale ».

 

 

 

 

 

Du transit à l’installation

 

 

La réalité des camps est elle-même multiple. Au Moyen-Orient, à côté des principaux camps officiels gérés conjointement par les organisations humanitaires (internationales et locales) et les États d’accueil, il existe aussi de multiples autres formes d’encampement. En juillet 2016, plus de 85 000 Syriens ont été bloqués dans les deux camps de transit de Rukban et Hadalat à l’est de la frontière syro-jordanienne, dans un no man’s land entre les deux pays. Points de passage pour entrer en Jordanie, ces espaces sont devenus des camps de transit où les réfugiés passaient au début entre un à dix jours, pour se transformer aujourd’hui en camps d’installation où le provisoire dure plusieurs semaines voire plusieurs mois. Le durcissement des politiques d’entrée en Jordanie a transformé des postes frontières en camp de facto, où malgré l’intervention du Comité internationale de la Croix-Rouge les conditions humanitaires sont extrêmement difficiles. La question des camps est donc intrinsèquement liée à celle des politiques d’asile et des modes de gestion des frontières. Le durcissement des politiques d’entrée sur les territoires des pays limitrophes, alors que le conflit se poursuit, en bloquant les possibilités de mobilité ont une double conséquence : d’un côté, favoriser l’installation « durable » des réfugiés dans leurs pays d’accueil, de l’autre, contribuer à l’émergence de camps aux frontières où se rassemblent les réfugiés qui tentent de quitter les violences. Au Liban, l’absence de camps officiels a produit une myriade de camps de réfugiés non-officiels, de plus petites tailles, où la précarité est forte faute de coordination des moyens d’assistance. Mais cette problématique ne se limite plus aujourd’hui à la région. Les camps se déclinent donc sous plusieurs formes tout au long du parcours des réfugiés, oscillant entre des camps de passage ou de transit à des espaces d’installations prolongées.

 

 

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité les auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de la Fondation Internationale Oasis

 

 


 

[1] Par exemple, suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003 les Palestiniens d’Irak se sont vus interdire l’entrée sur le territoire syrien, des camps ont été créés pour les accueillir dans un no man’s land entre les deux pays. Cf. Jalal al-Husseini, Kamel Doraï, La vulnérabilité des réfugiés palestiniens à la lumière de la crise syrienne, « Confluences Méditerranée » 87 (automne 2013), pp.95-107.

 

 

[2] Les résultats préliminaires du dernier recensement jordanien publiés en janvier 2016 donnent le chiffre de 1,2 millions de Syriens en Jordanie. Le débat sur les chiffres est récurrent en concomitance avec l’arrivée massive de réfugiés. À titre d’exemple, l’étude réalisée par l’institut norvégien FAFO en 2007, montre très clairement la difficulté de produire des données statistiques sur les réfugiés en Jordanie Cf. Iraqis in Jordan 2007. Their Number and Characteristics, FAFO, UNFPA, Départment de Statistics en Jordanie : www.fafo.no/ais/middeast/jordan/IJ.pdf. Concernant les réfugiés qui entrent en Europe, les chiffres produits par Frontex doivent eux aussi être soumis à critique, puisqu’ils comptabilisent les passages de frontières (avec le risque de compter plusieurs fois les mêmes personnes) et non les demandes d’asile déposées de façon effectives dans chacun des États membres.

 

 

[3] Géraldine Chatelard, Kamel Doraï, La présence irakienne en Syrie et en Jordanie : dynamiques sociales et spatiales, et modes de gestion par les pays d’accueil, « Maghreb-Machrek » 199 (2009), pp. 43-60.

 

 

[4] Michel Agier, Le son de la guerre. Expériences africaines de l’errance, des frontières et des camps, « Politix » 24 (2004), n. 61, pp. 83-99.

Pour citer cet article

 

Référence papier:

Kamel Doraï, « L’économie des camps de réfugiés», Oasis, année XIII, n. 24, décembre 2016, pp. 38-45.

 

Référence électronique:

Kamel Doraï, « L’économie des camps de réfugiés », Oasis [En ligne], mis en ligne le 21 février 2017, URL: https://www.oasiscenter.eu/fr/leconomie-des-camps-de-refugies.

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