close_menu
close-popup
image-popup

Langues disponibles:
close-popup
Paypal
Carta di credito
souscrire
Moyen Orient et Afrique

L’économie des camps de réfugiés

L’exil de millions de Syriens a entraîné la création d’installations provisoires au Moyen-Orient, officiels et non officiels, surtout en Turquie, au Liban et en Jordanie. Ce sont des lieux de transit qui avec le temps deviennent de véritables cités. On voit s’y recréer des dynamiques de quartier et de village, des formes de commerce et d’échange, qui aident à préserver, vivante, l’identité d’un peuple.

[L'article est contenu dans Oasis n. 24. Pour en lire tous les contenus vous pouvez acquérir une copie ou vous abonner] Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), le conflit syrien a entraîné le déplacement de plus de 5 millions de réfugiés. Il s’agit d’une des principales crises humanitaires depuis la seconde guerre mondiale au Moyen-Orient, qui surpasse en nombre le dernier conflit en Irak suite à la chute du régime de Saddam Hussein. Depuis 2015, des réfugiés se dirigent de plus en plus vers des espaces plus lointains comme l’Europe. Le Moyen-Orient demeure cependant la région où se concentre toujours le plus grand nombre de réfugiés. Le conflit s’inscrivant dans la durée, la question de l’installation des réfugiés dans leurs pays d’accueil respectif se pose pour les États limitrophe de la Syrie. À quelques rares exceptions, la création de nouveaux camps de réfugiés a toujours été refusée par les États de la région depuis les principales vagues d’arrivées de réfugiés palestiniens en 1948 et 1967. La Jordanie et la Turquie ont cependant remis en cause cette politique et de nouveaux camps ont été ouverts aux frontières avec la Syrie. Au-delà des chiffres, et les débats qu’ils peuvent soulever dans les pays d’accueil, c’est la signification de cet exode qui se doit d’être prise en compte. L’ampleur de ce dernier et son inscription dans le temps a reconfiguré de façon profonde la société syrienne. L’exil, loin d’être cantonné à certaines catégories de population, comme les seuls opposants actifs contre le régime de Bachar al-Assad, concerne des pans entiers de la société syrienne qui se trouvent contraints à partir suite aux destructions massives et à la permanence de l’insécurité. La multiplication des acteurs du conflit entraîne une fragmentation croissante du territoire syrien tandis que trouver refuge à l’intérieur de la Syrie, ce qu’une large partie des réfugiés tentent de faire dans un premier temps, devient de plus en plus complexe tant la violence s’est généralisée. Le nombre de déplacés internes se concentrant dans les zones les plus sûres ne cesse de croître, augmentant les difficultés d’accès au logement et aux services de bases dans de nombreuses villes syriennes. Quitter la Syrie pour chercher l’asile devient alors la seule option possible. L’inscription du conflit dans la durée pousse les réfugiés à chercher des espaces d’installation plus durables dans lesquels ils peuvent tenter de reconstruire une vie plus stable. [L'article est contenu dans Oasis n. 24. Pour en lire tous les contenus vous pouvez acquérir une copie ou vous abonner]

Inscrivez-vous à notre newsletter

Pour obtenir des informations et des analyses, abonnez-vous à notre revue semestrielle