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Moyen Orient et Afrique

Sahel, frontière stratégique oubliée

La bande subsaharienne est une région qui fait rarement la une des journaux. Elle représente pourtant pour l’Europe une zone d’une importance cruciale pour les questions touchant l’immigration et la sécurité. Jusqu’ici, les accords signés entre Bruxelles et les gouvernements locaux n’ont pas aidé les populations ni résolu les instabilités régionales.

[L'article est contenu dans Oasis n. 24. Pour en lire tous les contenus vous pouvez acquérir une copie ou vous abonner] Libye, Tunisie, Égypte, Turquie : pays sur lesquels se concentre l’attention européenne lorsque l’on parle de l’urgence migratoire. Le Sahel – tous ces pays de la bande subsaharienne qui, de la mer Rouge, s’étendent vers l’Atlantique, du Soudan au Mali – a rarement les honneurs de la chronique : et pourtant, c’est là que des facteurs économiques et climatiques, des conflits locaux et le terrorisme de matrice djihadiste créent des situations d’urgence avec lesquelles l’Europe, à court et à long terme, devra faire ses comptes. Car il s’agit des lieux d’où proviennent, ou que traversent, la quasi-totalité des immigrés qui ont ces dernières années gonflé les flux de la Méditerranée centrale : Nigeria, Érythrée, Gambie, Guinée, Soudan et Côte d’Ivoire, Somalie, Sénégal et Mali... Ces mouvements migratoires plongent leurs racines dans le Sahel et c’est dans les villes et le long des pistes de cette région qu’il faut aller chercher les dynamiques qui sous-jacentes au trafic d’êtres humains en direction de l’Europe. L’Union européenne, au cours de ces deux dernières années, a déployé un activisme frénétique et d’urgence, afin d’arrêter les flux migratoires vers l’Europe. À cette fin, elle a entrepris des négociations serrées avec les pays de transit (Turquie, Niger, Soudan, notamment) afin de leur remettre la gestion des migrants. Jusqu’à présent, les accords résultant de ces négociations n’ont pas eu l’effet souhaité : à l’exception (peut-être provisoire) de l’accord avec la Turquie, les arrivées ne se sont pas arrêtées, et les départs eux aussi se poursuivent sur un rythme élevé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés (UNHCR), entre janvier et août 2016, les personnes recensées arrivées en Europe par les routes méditerranéennes ont été plus de 280 000, à peine moins que le chiffre-record de l’année précédente (350 000 pendant les 8 premiers mois). Plus de 160 000 d’entre elles ont débarqué en Grèce, et près de 120 000 en Italie, provenant, en majorité absolue, de la Libye. [L'article est contenu dans Oasis n. 24. Pour en lire tous les contenus vous pouvez acquérir une copie ou vous abonner]

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