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Moyen-Orient et Afrique

La fuite des cerveaux et l’avenir de la Syrie

Un garçon syrien dans les décombres de certains bâtiments à Homs, en Syrie [ART production / Shutterstock.com]

L’économie du pays s’effondre, et l’exode des réfugiés entraîne une perte tragique de compétences, de connaissances et de capital destinée à avoir un impact sur l’avenir de la région

Cet article a été publié dans Oasis 24. Lisez le sommaire

Dernière mise à jour: 03/06/2019 14:52:07

L’économie du pays s’effondre, et l’exode des réfugiés entraîne une perte tragique de compétences, de connaissances et de capital destinée à avoir un impact sur l’avenir de la région. De surcroît, la crise s’inscrit de plus en plus dans un cadre confessionnel : à l’évacuation de la population est venue s’ajouter l’affirmation des groupes armés, tandis que les maîtres de la guerre ont réduit au silence les partisans d’un projet national syrien.

 

 

La crise des réfugiés syriens entraîne pour la Syrie deux conséquences, corrélées entre elles. La première est la « fuite des cerveaux », la perte de compétences, de connaissances et de capital qui dérive du départ en masse des gens. Dans le cas de la Syrie, le simple impact de la fuite des cerveaux est déconcertant.

 

 

La deuxième conséquence de cet exode est davantage liée au contexte spécifique syrien. Elle a à voir avec le fait que le phénomène se produit en un moment où la crise en Syrie et, plus généralement, au Levant, s’inscrit de plus en plus dans un cadre confessionnel. Dans la Syrie du siècle dernier, la plupart des vagues migratoires de masse s’étaient produites en des moments de poussée du sentiment nationaliste syrien et arabe. Dans les circonstances actuelles, en revanche, l’évacuation de la population s’est doublée de l’affirmation des groupes armés, tandis que les entrepreneurs de la guerre ont réduit au silence les partisans d’un projet national.

 

 

Et pourtant, la panique qui a accompagné l’augmentation dramatique de réfugiés et de migrants entrés dans l’Union européenne en 2015 a fait trop aisément oublier sur qui retombe véritablement le poids de cette crise. Le premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré que si l’Europe continue à accueillir des migrants musulmans, cela

 

 

fera voler en éclats [...] le style de vie, les valeurs et la force [qu’elle a] développés au cours des derniers siècles [1].

 

 

L’ex premier ministre britannique David Cameron, tout comme d’autres hommes politiques conservateurs, s’est servi d’arguments économiques selon lesquels les réfugiés rendront l’Europe plus pauvre en mettant sous pression les services publics, en compromettant le marché du travail et en provoquant une diminution des salaires[2]. Décrire la crise des réfugiés comme un problème européen occulte le fait que c’est avant tout une crise pour les réfugiés syriens, pour la société syrienne, et pour les pays du Moyen-Orient proches, qui hébergent 55 % de la population de réfugiés du monde.

 

 

 

 

 

Une grave urgence

 

 

Un tel récit de la crise occulte en outre le fait que les États européens chargent les États les plus pauvres du Moyen-Orient d’une grande partie du poids de la crise, investissant beaucoup d’argent en techniques d’exclusion des réfugiés. Tandis que la Jordanie a accueilli plus de 600 000 réfugiés, le Royaume-Uni, avec un PIB qui est 78 fois celui de la Jordanie, a déclaré qu’il n’en accueillerait que 20 000 au cours des cinq prochaines années. Actuellement, le Liban héberge un million de réfugiés syriens enregistrés, auxquels s’ajoutent, selon les estimations, 500 000 à un million de déplacés syriens involontaires, non enregistrés comme réfugiés, lesquels, venant s’ajouter aux précédents, constituent de 25 à 40 % de la population libanaise. Pour bien saisir les dommages provoqués par l’exode de la population syrienne il est important de souligner quelques éléments historiques de la crise.

 

 

Depuis le début du deuxième semestre 2016, les estimations sur le nombre des réfugiés enregistrés oscille autour de 4,8 millions de personnes, dont la plupart se trouvent dans les pays voisins de la Syrie. On estime en outre qu’ils y a également 6 millions de Syriens déplacés dans leur propre pays, ce qui porte à 10 millions le nombre total de ceux qui, depuis mars 2011, ont quitté leurs maisons, sur une population évaluée avant la guerre à quelque 22 millions d’habitants.

 

 

Certains facteurs rendent la crise des réfugiés particulièrement grave.

 

 

- Les départs surviennent au moment où se déroule un conflit brutal et ininterrompu. Même si ce conflit s’apaisait, et que s’amorce un processus de paix, l’issue serait incertaine parce que d’autres conflits latents pourraient éclater. Attendre « la fin du conflit » pour discuter des conséquences à long terme de la crise des réfugiés manque de réalisme et présente des risques, vu l’assistance humanitaire massive nécessaire pour satisfaire les besoins primaires des réfugiés et des déplacés de l’intérieur.

 

 

- En ce moment, une bonne partie de la population réfugiée se trouve dans au moins six pays différents, c’est-à-dire le Liban, la Turquie, l’Irak, la Jordanie, l’Égypte et l’Algérie. Ceci implique l’existence d’un vaste réseau d’assistance humanitaire coordonnée au niveau international, ainsi que la recherche de solutions permanentes pour les réfugiés, qu’il s’agisse de réinsertion, d’intégration ou de retour. Les trois solutions sont toutes difficilement praticables à cause des barrières politiques, sécuritaires et économiques dressées dans les pays d’accueil. L’intégration a été totalement exclue par tous les pays limitrophes, à l’exception de la Turquie.

 

 

- L’exode s’accompagne d’un processus de bouleversement régional dans lequel certains pays d’accueil sont aussi des protagonistes actifs de la crise syrienne ou, à leur tour, vivent chez eux un conflit civil, ce qui rend le statut des réfugiés syriens extrêmement précaire.

 

 

- Comme nous allons l’expliquer, les réfugiés ne sont pas à l’abri du processus de confessionnalisation du conflit syrien et de la polarisation produite par le bouleversement général du Moyen-Orient. De fait la présence à elle seule de la population syrienne réfugiée est l’un des modes par lequel le conflit est en train de redessiner la géographie physique et sociale de la région. Par exemple certaines régions de la Syrie, comme celles les plus septentrionales, sont en train d’instaurer des liens de plus en plus étroits avec l’économie turque, tandis que les zones contrôlées par les partis politiques kurdes ont vu un accroissement des échanges avec le Kurdistan irakien.

 

 

- Les réfugiés syriens se trouvent à la croisée de différents types d’émigration forcée : guerre/persécution, motifs écologiques ou économiques mettant la vie en danger, conflits ethniques, religieux ou tribaux. Les Syriens s’inscrivent enfin dans trois des principales catégories juridiques de migrants internationaux : réfugiés, immigrés légaux ou travailleurs-hôtes, et immigrés illégaux. Dans beaucoup de pays, leur statut juridique n’est pas clair, et ceci a des implications directes aussi bien en ce qui concerne leurs protections sociales dans la vie de tous les jours, que, à long terme, leur sécurité.

 

 

 

 

 

Une société civile en exil

 

 

En dépit des adversités, l’exil a ouvert de nouvelles possibilités. L’un des aspects les plus notables de la présence syrienne au Liban et, dans une certaine mesure, en Turquie et en Jordanie, est le nombre de Syriens appartenant à la classe moyenne qui se consacrent à la construction d’une société civile en exil, et à l’aide à apporter à d’autres Syriens au Liban. Le directeur d’une ONG syrienne affirme par exemple :

 

 

Quand la vie en Syrie est devenue insoutenable, et que je suis arrivé ici, j’ai décidé que nous allions travailler pour créer le type de société que nous voulons pour la Syrie après la révolution. Nous pensions que l’exil n’allait pas durer longtemps, donc nous nous sommes concentrés sur ceux qui étaient ici au Liban pour tenter de construire les valeurs que nous voulons pour la Syrie du futur.

 

 

Il s’agit d’une conviction typique que l’on retrouve aussi ailleurs parmi beaucoup de réfugiés. Les observations de ce directeur montrent que beaucoup de Syriens de la classe moyenne ont pensé, du moins pendant la phase initiale de leur exil, qu’une première manière de construire la société future était de s’occuper des autres réfugiés. Les Syriens sont engagés dans une vaste gamme d’activités, qui vont de la distribution des biens de première nécessité, alimentaires et autres, au soutien à qui doit payer un loyer, à l’aide à qui se trouve dans des camps non officiels, à des activités culturelles et éducatives, et jusqu’à la formation sur des questions comme la citoyenneté et la justice transitionnelle. Cette éclosion de la société civile est notable. Beaucoup de Syriens affirment explicitement que ces organisations constituent la première expérience de démocratie qu’ils aient jamais eue. Il existe de nombreuses ONG de petites dimensions, mais certaines en particulier ont eu un grand impact. L’une d’elles, Basmeh & Zeitooneh, ONG syrienne dont le siège se trouve dans le camp de réfugiés de Shatila à Beyrouth, affirme s’occuper de près de 20 000 personnes, avec une équipe de 90 personnes qui gèrent 11 programmes à travers tout le Liban. Dit Fadi Hallisso, l’un des co-fondateurs de l’ONG :

 

 

Nous ne pouvons attendre que la guerre finisse ; nous devons commencer tout de suite à construire une société qui vive de façon honorable et indépendante. Nous avons l’opportunité de faire vivre quelque chose qui n’est ni le régime, ni Daech. Nous ne nous considérons pas seulement comme une réponse à l’urgence. Nous reviendrons.

 

 

D’autres organisations syriennes ont cherché explicitement à affronter la question de la cohésion sociale. Une organisation connue sous le nom de WRD (prononcer Ward, comme fleur en arabe), siège à Tripoli, a lancé plusieurs campagnes pour apaiser les tensions entre réfugiés et communautés d’accueil. Selon Ashraf Hifni, ex-opérateur du Croissant rouge transféré au Liban, une de leurs campagnes appelée « pain et sel » a connu un grand succès. Cette campagne prévoyait la distribution de pain frais dans les rues aux Libanais comme geste de « remerciement » de la part des Syriens hébergés au Liban : une initiative qui s’inscrit dans une série d’activités menées dans plusieurs villages pour souligner les liens et la reconnaissance de la société syrienne envers les Libanais.

 

 

  

 

 

Les chiffres de la catastrophe

 

 

Ces exemples positifs ne peuvent toutefois cacher les pertes sur le plan social. Selon l’Institute of International Education, à la fin de 2015, 450 000 réfugiés avaient entre 18 et 22 ans. 110 000 d’entre eux détenaient des titres pour accéder à l’université, mais moins de 6 % y étaient inscrits. Pour l’immense majorité de ces étudiants, les coûts d’une formation universitaire, même si celle-ci était disponible dans la zone où ils se trouvent, sont hors de leur portée. Au niveau de l’instruction primaire et secondaire, les efforts consistants déployés par les pays d’accueil et par les organisations internationales ont hissé le nombre des élèves qui accèdent à une instruction formelle à environ la moitié ou les deux tiers des enfants en âge scolaire, mais même dans ce cas, les carences sont considérables. De fait, l’accès à l’instruction est l’une des raisons invoquées par les Syriens pour expliquer leur tentative d’arriver en Europe, en dépit des dangers du voyage.

 

 

À ce point, il peut être utile de confronter la situation avec celle d’autres pays de la région qui ont vécu précédemment un conflit. Après la chute de Saddam Hussein, l’Irak a subi l’évacuation de sa classe moyenne. Selon Joseph Sassoon[3], à l’époque, une partie consistante de la classe moyenne irakienne a été dans le collimateur de groupes religieux extrémistes, et persécutée pour avoir été affiliée, même seulement de façon vague, au parti Ba‘ath. De nombreux professeurs universitaires et avocats ont été assassinés ; la religion a commencé à s’infiltrer dans la vie académique et intellectuelle lorsque les milices religieuses ont commencé à arpenter les campus universitaires. Et le chômage a touché 40 % des jeunes dotés d’instruction. Voilà pourquoi l’Irak a perdu médecins, professeurs universitaires et avocats, au point que son système sanitaire et son système scolaire se sont effondrés. La perte de tant de personnes instruites a eu également un impact sur le fonctionnement de la bureaucratie gouvernementale, ce qui, à son tour, a influé sur la programmation de tout investissement.

 

 

Si la condition des Syriens au niveau régional est très difficile, la situation à l’intérieur du pays s’effondre. De nombreuses enquêtes du Syrian Center for Policy Research, centre de recherche indépendant basé à Damas et Beyrouth, ont montré le niveau effarant de la détérioration du pays. Il y a d’un côté la destruction économique, due essentiellement aussi bien aux sanctions économiques imposées au pays qu’à la violence de l’impact du conflit en cours. Vers la fin de 2015, les pertes globales de l’économie syrienne étaient estimées au chiffre déconcertant de 254,7 milliards de dollars, soit trois fois environ le PIB de la Syrie de 2010. Tous les secteurs officiels de l’économie ont enregistrés des pertes, sauf un seul : celui des ONG, dont la contribution est négligeable sur le plan quantitatif, mais d’importance sur le plan symbolique. La croissance du secteur des ONG reflète la perte de toute apparence d’un fonctionnement normal de l’économie, et l’augmentation des organisations humanitaires pour l’assistance primaire. L’industrie manufacturière a connu un déclin significatif, aggravé par la destruction et le saccage des usines. Du fait de cet effondrement, le revenu des résidents a connu une chute verticale et, dans le même temps, le coût de la vie a augmenté de façon dramatique. Comme on pouvait le prévoir, les taux de pauvreté se sont envolés, avec plus de 80 % de la population syrienne tombés au-dessous du seuil de pauvreté.

 

 

Le secteur le plus florissant de l’économie syrienne est celui de l’économie de guerre. Le rapport du Syrian Center for Policy Research révèle que 17 % de la population économiquement active en Syrie est liée à l’économie de guerre, avec des activités comme la contrebande, le vol, le commerce des armes et le trafic d’êtres humains. La croissance de l’économie de guerre et la destruction du tissu social sont les problèmes les plus graves, et ils seront vraisemblablement les plus durables. Les milices armées se sont répandues partout dans le pays, parmi toutes les parties en conflit, et contrôlent d’importants réseaux économiques, légaux et illégaux, qui souvent les connectent à des réalités économiques régionales et transnationales bien au-dehors du pays.

 

 

Les liens qui, avant 2011, unissaient les Syriens les uns aux autres, nonobstant le silence imposé par le régime autoritaire, se sont détériorés de façon dramatique après un bref moment d’espérance vécu lors des premières phases de la révolte. Presque toutes les milices et les groupes armés, sauf de rares exceptions, utilisent l’identité religieuse confessionnelle comme principal facteur de cohésion. Même sur le plan politique, dès le début du conflit, tant le régime que les partis politiques d’opposition ont insisté sur un discours adressé à leurs adeptes les plus enflammés plutôt que de tenter de développer une plate-forme politique pour tous.

 

 

Ce mélange toxique entre déclin d’un discours national inclusif et montée d’économies de la violence, s’est doublé de la confessionnalisation du conflit, intensifiée par la confrontation régionale entre Arabie Saoudite et Iran et entre leurs alliés et partisans respectifs. L’un des grands problèmes des Syriens est qu’il n’y a jamais eu, au sein de leur société, de débat ouvert et honnête sur l’identité confessionnelle, sur la citoyenneté et sur l’identité nationale. Avant la révolution de 2011, ce genre de confrontation était interdit par le gouvernement, qui voulait éliminer les différences et, en même temps, exploitait les divisions sectaires en un processus de divide et impera. Les Syriens de ce fait n’auraient jamais imaginé pouvoir parler publiquement des différences religieuses et ethniques dans leur vie quotidienne, tout en étant parfaitement conscients de la composition confessionnelle des sommets de l’appareil politique, sécuritaire et militaire du régime. Malheureusement, l’explosion de la révolution n’a pas apporté de remède non plus à ce problème.

 

 

Malgré les tentatives de nombreux Syriens, indépendamment de leur appartenance politique, de mettre la sourdine à leur différences confessionnelles, celles-ci ont été rapidement exploitées au niveau local et régional. La crise a augmenté le pouvoir de ceux qui parlent le langage confessionnel, et affaibli celui des partisans de l’égalité et de la citoyenneté. La crise des réfugiés n’a fait qu’exacerber le problème.

 

 

La manière dont se résoudra le conflit syrien aura vraisemblablement un rôle déterminant pour définir le modèle de Syrie qui émergera dans l’avenir. Le rôle de la communauté internationale et des médiateurs pour la paix est crucial. Les rencontres qui se sont tenues à Genève en 2012, 2014 et 2016, tout comme une série d’autres initiatives internationales et régionales de peacebuilding, ont mis en lumière l’urgence de mettre fin à la guerre. Il y a toutefois une tension entre la nécessité d’arrêter la violence à tout prix, d’une part, et celle de poser les bases d’un état post-conflictuel inclusif et équitable, d’autre part. Si le processus de paix acceptera la division du pouvoir sur des bases religieuses ou ethniques, ou consentira aux seigneurs de la guerre de devenir des acteurs politiques puissants et de s’enraciner dans la Syrie du futur, il en résultera une instabilité à long terme. Même des processus apparemment souhaitables, comme une organisation rapide d’élections nationales, peuvent à l’improviste susciter des conflits et faire retomber le pays dans la violence. Comme leurs frères des autres pays arabes, beaucoup de Syriens sont descendus dans la rue en 2011 pour demander un projet démocratique et inclusif. Seul un processus de peacebuilding graduel, inclusif et consensuel pourra permettre à la société syrienne de guérir de ses blessures, de s’affirmer et de recommencer à réaliser ces aspirations.

 

 

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité les auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de la Fondation Internationale Oasis

 

 


 

[1] Huffington Post, Viktor Orban: Refugees ‘Look More Like An Army Than Asylum Seekers’, 10 septembre 2015 (mis à jour 8 octobre 2015), http://www.huffingtonpost.com/entry/viktor-orban-refugees-army-warriors_us_560e42b9e4b076812701884f

 

 

[2] David Cameron, Discours sur l’immigration, 21 mai 2015, https://www.gov.uk/government/speeches/pm-speech-on-immigration

 

 

[3] Joseph Sassoon, The Iraqi Refugees: The New Crisis in the Middle-East, I.B. Tauris, London 2008.

Pour citer cet article

 

Référence papier:

Omar S. Dahi, Helen Makkas, « La fuite des cerveaux et l’avenir de la Syrie », Oasis, année XIII, n. 24, décembre 2016, pp. 22-28.

 

Référence électronique:

Omar S. Dahi, Helen Makkas, « La fuite des cerveaux et l’avenir de la Syrie », Oasis [En ligne], mis en ligne le 23 février 2017, URL: https://www.oasiscenter.eu/fr/la-fuite-des-cerveaux-et-lavenir-de-la-syrie.

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