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Religion et société

Soudanais en Egypte, l'alerte continue

Le Caire décembre 2005

A partir du 29 septembre 2005 un groupe de Soudanais avait commencé à faire un sit-in permanent dans un jardin public, à peu de distance des bureaux de la UNHC, le haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Avec le temps, plus de mille personnes s'étaient installées de façon stable dans le jardin et des milliers d'autres s'unissaient occasionnellement. La demande clé des manifestants soudanais était celle d'être « réassignés » à un pays occidental, parce que les Soudanais en Egypte « sont tous les jours objet de discrimination, de violence et de violations des droits de l'homme ».

 

Après l'échec des négociations, la police a décidé d'intervenir le 30 décembre pour évacuer les manifestants. L'action de la police a été très violente, malgré le présence de beaucoup d'enfants dans le jardin, et elle s'est terminée par la mort d'au moins vingt-sept personnes, dont beaucoup d'enfants de moins de dix ans.

 

Les manifestants ont tous été conduits pour l'identification dans quatre commissariats de police. Beaucoup d'entre eux ont été relâchés le jour suivant, mais plus de six cents personnes sans papiers ont été emmenées dans trois prisons différentes.

 

Entre le samedi 31 décembre, au moment où plus d'un millier de personnes ont été relâchées, et mardi 3 janvier, l'église du Sacré-Cœur de Sakakini s'est trouvée dans la situation de devoir affronter une alarme humanitaire. Des centaines de personnes continuaient à affluer, cherchant de la nourriture, un logement et des soins médicaux.

 

Un appel a été lancé à toutes les communautés religieuses en Egypte et une concrète solidarité avec les victimes s'est promptement manifestée. Sept cents personnes avec des fractures et des blessures de diverse nature ont été soignées dans l'église ou à

 

l'hôpital italien non loin de là. La UNHCR a offert mille deux cents couvertures et des médicaments. Les édifices paroissiaux étaient pleins de monde ; les personnes se consolaient les unes les autres et cherchaient à avoir des nouvelles de leurs chers disparus et pendant trois jours plus de deux cents personnes (plus de la moitié musulmanes) ont été accueillies dans l'église.

 

Les incidents du 30 décembre ont laissé une blessure très profonde dans la communauté soudanaise et jettent une ombre inquiétante sur son avenir en Egypte.Since 29 September 2005 a group of Sudanese had been staging a sit-in in a public garden outside the buildings of the UNHCR. The demonstration continued with over 1,000 people permanently staying in the garden, while thousands of others came around occasionally. The key demand of the Sudanese demonstrators was their 'relocation' to Western countries on the grounds that the Sudanese in Egypt 'are faced daily with discrimination, violence and violations of their human rights'.

 

After the negotiations had come to a standstill, on 30 December the police decided to intervene and ended the demonstration. The police action was very violent, in spite of the presence in the garden of many children, and ended in the deaths of at least twenty-seven people. Many of them were children of below the age of ten. The demonstrators were all taken to four police centres for identification. Many were released the following day, while over 600 people without documents were taken to three different prisons.

 

Between Saturday, 31 December, when over a thousand people were released, and Tuesday, 3 January, the Sacred Heart Church (Sakakini) had to face a massive emergency. Hundreds of people arrived seeking help to obtain food, housing and medication.

 

An appeal was sent to all the religious communities in Egypt and solidarity with the victims was shown promptly. Over seven hundred people were treated at the church or at the nearby Italian hospital for fractures and injuries of various kinds. The UNHCR offered 1,200 blankets as well as medicines. People crowded in the Church's compound to comfort each other and to obtain news about their dear ones who were missing.

 

For three days over two hundred people (more than half of whom were Muslims) were accommodated at the church.

 

The incidents of 30 December left a very deep wound in the Sudanese community and has thrown a thick shadow over their future in Egypt.

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