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Religion et société

Un compendium universel

La préface du Cardinal Scola à la traduction arabe des catéchèses de Benoît XVI sur la prière

Depuis plus d’un an, comme une préparation idéale pour l’Année de la Foi, Benoît XVI consacre l’audience hebdomadaire du mercredi au thème fascinant de la prière. Universel culturel authentique, elle illustre l’ouverture structurale de l’homme au Transcendant. Les formules que la prière peut prendre sont diverses : invocation, intercession, bénédiction, et même combat. Le Saint-Père les illustre magistralement avec plusieurs personnages bibliques, de Abraham à Jacob, Moïse et Élie. Cependant, dans l’Histoire d’Israël, la prière individuelle s’insère toujours dans l’Alliance de tout le peuple. Ainsi, le Pape passe en revue quelques-uns des plus beaux Psaumes, le livre de prière par excellence de la piété juive, mais aussi de l’Église priante. La prière de Jésus s’inscrit également dans cette tradition, parce que, comme le rappelle le Pape en citant le Catéchisme « selon son cœur d’homme, Jésus a appris à prier de sa mère et de la tradition juive ». Mais en même temps « sa prière jaillit d’une source plus secrète, parce qu’il est le Fils éternel de Dieu qui, dans sa sainte humanité, adresse à son Père la prière filiale parfaite ».

 

 

De sa personne, de ses paroles, mais aussi de ses silences, le disciple apprend la prière authentique. Comme le rappelle Saint Paul, elle n’est pas avant tout notre œuvre, la parole que nous adressons à Dieu, mais plus profondément une action de Dieu envers nous. C’est lui qui prie en nous, à travers l’Esprit. La réponse de Dieu précède et suscite notre question.

 

 

Je suis certain que les lecteurs sauront goûter la richesse de ce « compendium de la prière chrétienne » que le Saint-Père confie à nous tous. Un compendium qui naît de l’expérience personnelle de Benoît XVI et que nous sommes heureux de proposer, après la révision attentive du P. Théodore Khoury, en concomitance avec la visite apostolique au Liban.

 

 

Après l’expérience positive de la traduction des catéchèses de l’année paulinienne, les raisons qui nous ont conduit à oser proposer un deuxième ouvrage, toujours au sein de la collection de pages spirituelles des Pères Paulistes, sont au nombre de deux.

 

 

Avant tout, nous avons été motivés par la conviction que la prière, précisément à cause de sa nature universelle, est le lieu de rencontre par excellence entre les croyants des différentes confessions chrétiennes et des autres religions. Cela vaut de manière spéciale pour les croyants musulmans, dont l’existence est rythmée par les cinq prières quotidiennes. Si le dialogue entre les religions ne veut pas se réduire à un simple calcul politique, c’est cette dimension spirituelle qu’il faut toujours davantage cultiver.

 

 

La seconde raison est liée au moment actuel. La portée du changement en cours au Moyen-Orient, mais aussi en Occident, si riche de potentialités mais aussi de risques et d’incertitudes, est évidente pour tout le monde. On pourrait se demander alors si une réflexion sur la prière ne représente pas une fuite de la réalité. En fait, l’histoire, tout en étant certainement influencée par la situation économique et politique, interpelle tout d’abord la liberté humaine. Et cette liberté est structurellement ouverte à la relation avec Dieu, où elle trouve son orientation la plus authentique en vue également des défis pratiques qu’elle est appelée à relever. Proposer ces catéchèses n’est donc pas pour nous un acte de dévotion, à côté de la vie « véritable » (élections, crise économique, guerres civiles), mais une invitation à regarder ces faits dans leur dimension globale, pour nous entraîner à les lire, et si possible à les orienter, à la lumière du dessein de Dieu.

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