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Religion et société

Christianisme et Europe, entre laïcité liquide et migrations

Crise économique et fondamentalisme religieux sont les symptômes de la rencontre entre désespoir et résignation. Si l’Europe chrétienne a enseigné à coexister à tous ceux qui aujourd’hui se combattent (et la combattent), la nouvelle Europe des peuples doit miser résolument sur l’alliance de l’habitat infra-urbain et sur le métissage des cultures familiales. En une contestation radicale de la volonté de puissance.

[L'article est contenu dans Oasis n. 24. Pour en lire tous les contenus vous pouvez acquérir une copie ou vous abonner]

 

 

L’Europe conserve dans son inconscient, pour ainsi dire, les traces d’une vocation médiatrice de l’humain qui est commun, par la capacité d’intégration des diversités des peuples. Une vocation que l’Occident a progressivement refoulée tout au long du deuxième millénaire. Et que les événements qui ont ouvert le troisième millénaire imposent à l’Europe de retrouver (si elle ne veut mettre fin d’elle-même à sa propre histoire).

 

 

Malgré toutes les contradictions inévitables de l’histoire, c’est le Christianisme qui a été le germe inspirateur de cette vocation médiatrice. Le Christianisme a traversé la crise de l’Empire qui cherchait à le détruire, et a fait éclore en Europe la semence d’un universalisme de la proximité – de Dieu et des hommes – qui a conféré un sens totalement nouveau à l’humanisme virtuel du logos grec et de la citoyenneté romaine. Le désarmement moral de l’Europe, après la chute de l’Empire romain, a trouvé la voie d’une nouvelle recomposition européenne des peuples (à partir de la liquéfaction de l’ancienne unité et de la fragmentation des nouvelles migrations), à travers l’unification autour du Christianisme. Et toujours, et chaque fois de nouveau, dans les évolutions et les bouleversements de l’histoire, quand la pulsion conflictuelle de la politique et de la religion (à l’intérieur du Christianisme lui-même) a atteint le seuil de la désagrégation du lien entre les peuples, la réserve humaniste (éthique et universaliste) de la foi chrétienne a trouvé la force de relancer les termes d’une recomposition possible.

 

 

La souffrance des populations est devenue progressivement, grâce au Christianisme, une raison fondamentale pour le dépassement politique des conflits, et une dimension constitutive pour la légitimation de la culture civile.

 

 

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