close_menu
close-popup
image-popup

Langues disponibles :
close-popup
Paypal
Carte de crédit

Privacy policy

S’abonner
Religion et société

Revivifier la démocratie pour répondre à la violence

Manifestation pour l'accueil des migrants à Edimbourg [Global Justice Now - Flickr]

Les incompréhensions entre musulmans et non-musulmans dérivent du fait que nous nous trouvons devant une « rencontre complexe » de civilisations

Cet article a été publié dans Oasis 24. Lisez le sommaire

Dernière mise à jour: 28/05/2019 11:43:29

Les incompréhensions entre musulmans et non-musulmans dérivent du fait que nous nous trouvons devant une « rencontre complexe » de civilisations, dans laquelle les individus véhiculent des conceptions différentes de l’histoire et du monde, du religieux et du politique, de l’espace public. Il est urgent de renégocier un vivre ensemble où chacun consent à concéder quelque chose en faveur d’une collectivité renouvelée, qui tienne compte des nouveaux pluralismes et de la nécessité d’un nouveau sens d’appartenance.

 

 

Les sociétés européennes connaissent une « pluralisation » culturelle et religieuse accrue de leurs populations et de leurs territoires mais aussi une « multiculturalisation » croissante des religions qui y sont présentes, qui s’ancrent dans des répertoires de sens très diversifiés. Les récentes et importantes vagues de migrants accroissent encore cette diversité et engendrent des questionnements voire des anxiétés auprès de pans non négligeables de la population notamment en proie à d’autres incertitudes liées à d’importants effets de la globalisation : la crise économique et financière de 2008, les restructurations du monde du travail, les défis écologiques, la crise de légitimité du politique dans des sociétés désenchantées sans oublier les tensions géopolitiques internationales et l’impact puissant d’actes terroristes qui visent à déstabiliser nos sociétés. Ces derniers alimentent désormais une grande partie des contenus des médias et aspirent d’importantes ressources financières des États pour tenter d’assurer la sécurité des populations et d’endiguer le radicalisme de jeunes. Pour beaucoup de nos concitoyens, le futur semble de plus en plus incertain.

 

 

 

 

 

Une effervescence incontestable

 

 

Au cœur de ces sociétés, des pratiques et des discours religieux suscitent des inquiétudes, même si certaines personnes évitent d’en débattre par gêne ou même par peur de susciter des réactions négatives, y compris de leurs proches. La visibilisation accrue de signes religieux, islamiques en particulier, le maintien de liens transnationaux divers ainsi que certaines revendications issues de minorités, religieuses ou non, interrogent ou déstabilisent parfois les certitudes. Que l’on pense notamment aux débats relatifs à la liberté d’expression et à la liberté religieuse, et plus largement aux conceptions variées de la démocratie, des droits de l’homme et du respect de l’égalité de traitement des uns et des autres. Il y a également les tensions liées à tout ce qui est perçu comme une remise en question de l’autonomisation du politique et du droit par la religion, aux interrogations relatives à la loyauté de binationaux vis-à-vis des États européens, aux polémiques qui se rapportent aux règles concrètes qu’il s’agirait de promouvoir pour assurer le caractère laïc des institutions publiques.

 

 

Des tensions sont aussi suscitées par des questions relatives à des pratiques alimentaires et vestimentaires mais aussi aux rapports de genre et à la mixité, parfois perçus comme autant de contestations des modalités courantes de socialisation de base, la dernière polémique en date étant celle de l’interdiction du burkini sur des plages françaises dans l’été 2016. Ces questions qui touchent à des aspects les plus divers sont perçues par certains comme autant de remises en cause de traditions, d’habitudes, voire, plus largement, d’une identité nationale ou culturelle. Certains signent alors des pétitions pour réaffirmer leur attachement à certaines valeurs ou coutumes, d’autres s’investissent dans des mouvements anti-islamisation, tandis que d’autres encore en viennent à ne plus respecter les personnes différentes d’eux et le manifestent avec des propos et/ou des actes plus ou moins violents, symboliquement ou physiquement. Une grande majorité, silencieuse, constituée de musulmans et de non-musulmans, apparaît toutefois soit plus ou moins dubitative soit plus ou moins contrariée par ces pratiques puisqu’ils souhaitent juste vivre sereinement. D’autres s’insurgent plus ou moins ouvertement et visent à promouvoir un vivre-ensemble mieux assumé.

 

 

Globalement, c’est toute la sphère publique européenne qui est désormais concernée par la pluralisation culturelle et religieuse à un titre ou à un autre, et à quelque niveau que ce soit : au niveau des personnes, des sociétés locales ou nationales, dans la banalité de la plupart des lieux communs de socialisation, sur le plan politique étatique ou même supranational. Dans l’espace d’action communément partagé, des différences et des divergences sont exprimées, plutôt sur le ton de la polémique que des vrais échanges d’idées, tandis que des aspirations se font entendre pour appeler à dépasser celles-ci et élaborer, même (très) lentement, de nouveaux consensus voire (même si rarement) une rationalité commune à partir de processus de co-inclusion réciproque.

 

 

 

 

 

Des ajustements à l’œuvre

 

 

Jusqu’il y a peu, les relations ont été plutôt vécues sous l’angle d’une indifférence réciproque, ne seraient-ce les tensions inhérentes à toute innovation sociale. Mais sur base de trois recherches menées en Belgique entre 2006 et 2014[1], c’est-à-dire juste avant que n’apparaisse clairement l’importance des départs de jeunes vers la Syrie (puis leurs retours) et avant les divers attentats qui ont frappés l’Europe depuis la Belgique (Musée juif de Bruxelles, attaque manquée du Thalys, bombes à l’aéroport de Bruxelles-national et à la station de métro Maelbeek), il apparaît que la plupart de nos concitoyens, musulmans ou non, conçoivent déjà plutôt leurs relations réciproques en termes de malaises voire de tensions. À l’origine de ceux-ci, certains pointent assez clairement des attitudes de fermeture, qui ont été observées dans les années 1980 notamment des suites de la révolution iranienne, qui se posait en s’opposant au modèle occidental, et/ou en lien à la montée du racisme dans un contexte de crise économique en Europe.

 

 

Trois aspects au moins colorent désormais l’état des relations. Premièrement, le manque de liens et le développement d’un fort entre-soi, qui contribuent à une ignorance mutuelle, à des vies parallèles, et au maintien de forts marquages ethno-nationaux. Deuxièmement, le manque de (re-)connaissance voire même des attitudes de défiance réciproque tant il apparaît difficile aux uns et aux autres de parvenir à se faire une opinion sur l’autre, de contextualiser les propos qui circulent et/ou de s’en distancier. Troisièmement, la difficile construction de relations apaisées voire, pire, des accusations réciproques où toute la responsabilité des problèmes est d’emblée rejetée sur l’autre.

 

 

Pourtant, de très nombreux ajustements réciproques existent, tant aux niveaux institutionnel que personnel. Mais ils ne sont pas connus, parfois, ils sont même déniés alors que l’arrivée quantitativement importante de migrants originaires de pays majoritairement musulmans constitue une nouveauté sans précédent.

 

 

D’une part, de multiples dispositions institutionnelles ont été adoptées un peu partout en Europe, avec des intensités et des rythmes divers. Au niveau belge, par exemple, il y a la reconnaissance officielle précoce du culte islamique, depuis 1974, mais aussi les conséquences symboliques et concrètes que celle-ci a d’emblée induites : le financement de l’enseignement islamique dans les écoles publiques depuis la nomination de plus de 700 professeurs de religion islamique pour les niveaux primaire et secondaire ; la nomination d’un organe pour permettre la gestion administrative du culte islamique et incarner un interlocuteur vis-à-vis de l’État à l’instar de tout autre culte reconnu ; le financement des mosquées et des imams reconnus. En outre, la société a fait un travail sur elle-même, notamment afin d’encadrer sur le plan institutionnel, voire pénaliser si nécessaire, de manière de plus en plus contraignante, le racisme et les discriminations y compris liés à des considérations ethniques ou religieuses (Loi Moureaux de juillet 1981, création du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme dès 1993), mais également l’élaboration de plans pour promouvoir activement la diversité au sein des entreprises notamment.

 

 

Au niveau européen, l’ancien Président de la Commission, Jacques Delors, en 1994 a initié le projet « Donner une âme à l’Europe » pour instaurer un dialogue entre les communautés religieuses et les institutions européennes. Et dans le prolongement de cette initiative, le préambule du Traité de Lisbonne, signé en 2007 et entré en application dès 2009, mentionne « les héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe » comme source d’inspiration pour la construction européenne (une manière d’y promouvoir l’inclusion de tous, y compris de l’Islam) tandis que l’article 17 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne instaure un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les représentants des diverses confessions. Selon les termes du sociologue Jean-Paul Willaime, ces institutions promeuvent dorénavant une « laïcité de reconnaissance » car, tout en respectant l’autonomie de l’État et des religions et en veillant à garantir les principes fondamentaux de liberté et de non-discrimination, les institutions européennes reconnaissent ainsi « les apports sociaux, éducatifs et civiques des religions et les intègrent de ce fait dans la sphère publique » ; pour lui, elles se permettent de prendre en compte officiellement le rôle public des diverses confessions (dont l’Islam) dans la vie démocratique des sociétés[2].

 

 

D’autre part, sur le plan des personnes et des collectifs, des attitudes d’empathie réciproque se sont souvent assez naturellement développées. Et de très nombreuses initiatives sont également de facto menées, non seulement pour apprendre à se connaître et à vivre ensemble : des personnes œuvrent concrètement dans leur voisinage ou au sein de multiples lieux de socialisation locaux tels des écoles ou clubs sportifs pour témoigner d’une attention à l’égard de l’autre, des entreprises acceptent le port du foulard islamique, éventuellement sous certaines conditions, quitte à l’inclure dans l’uniforme de la société, des directeurs de ressources humaines tentent de satisfaire leur personnel en garantissant l’offre de produits acceptables pour les musulmans dans les cantines, des musulmans décident de créer leurs propres entreprises afin de pouvoir gérer comme ils l’entendent le respect des contraintes liées à leurs convictions, de nombreux milieux associatifs musulmans visent à faire connaître leurs activités humanitaires et visent à sensibiliser également des non-musulmans.

 

 

Pourtant, en dépit du fait que ces ajustements apparaissent très importants et existent dans de multiples domaines, en dépit du fait qu’une grande majorité de la population, musulmane et non-musulmane, souhaite simplement vivre en bonne entente, il semble que ces dynamiques soient d’emblée peu perçues, peu comprises, voire (délibérément) ignorées. Et il en résulte donc que les vécus donnent finalement davantage de place à ce qui heurte et choque plutôt qu’à ce qui se construit assez silencieusement ou lentement, certes, mais sûrement. Le fait de connaître voire de vivre ces pratiques, de pouvoir en évoquer des exemples concrets[3], permet déjà de mieux voir combien de chemin a été parcouru voire de rééquilibrer des énoncés formulés à l’emporte-pièce. De manière générale, en effet, de nombreux propos restent trop éloignés du terrain, ce qui conforte certaines personnes dans leur sentiment d’être particulièrement mal-aimées pour ne pas dire persécutées. Ces ressentiments peuvent apparaître d’autant plus forts que règne une difficulté de se questionner sur soi-même et ses propres responsabilités personnelles et collectives dans la construction de ces relations.

 

 

 

 

 

Des appartenances plurielles

 

 

Les malentendus entre musulmans et non-musulmans se rapportent au fait que, par-delà les conséquences concrètes du radicalisme violent de certains, nous avons ici affaire à une « rencontre complexe » de civilisations[4], où les personnes véhiculent des conceptions spécifiques de l’histoire et du monde, du religieux et du politique et de leurs relations réciproques, de l’espace public, de leurs relations aux autres, à la vie et au bonheur. Et les malaises sont renforcés par des imaginaires réciproques sur l’autre qui, en dépit de leur caractère parfois loufoque, ne devraient pourtant pas être négligés mais plutôt déconstruits, à fortiori dans le contexte géopolitique tendu actuel. En effet, ces représentations engendrent des attitudes de distinction voire de rejet qui, elles-mêmes, entraînent des réactions, voire des constructions en miroir. Elles renforcent, tendanciellement, une spirale de la séparation entre musulmans et non-musulmans. L’affirmation identitaire oublie que les appartenances sont toujours plurielles, et tendent à l’être de plus en plus. Et dans ce cadre, il serait alors plutôt opportun de profiter de toute conflictualité pour oser débattre et mieux cerner où se situent les perceptions différenciées, les incompréhensions, hiérarchiser la diversité des enjeux et voir où se situent les convergences possibles.

 

 

En outre, afin de mieux saisir la nature et l’ampleur de la rencontre complexe de civilisations, de nouvelles perspectives doivent être ouvertes, en reconsidérant, chacun, conjointement nos propres conceptions du religieux et de la démocratie. D’une part, il apparaît utile de reconsidérer certains discours dominants en Europe, erronés, qui établissent un lien historique de cause à effet entre la seule sécularisation des sociétés et l’avènement de la démocratie. Il est important de rappeler plutôt que la sécularisation de l’État a avant tout été possible au sein de sociétés où les religions jouaient un rôle important et que c’est aussi, en amont, grâce à la présence de groupes religieux minoritaires qui visaient à obtenir une meilleure reconnaissance du pluralisme et de leurs droits qu’est advenue la démocratie[5]. Et lorsque certains musulmans affirment que la démocratie se trouve déjà mise en œuvre à l’époque classique à travers le concept de shûrâ (conseil), il apparaît là aussi important de préciser ce dont on parle pour mieux saisir les spécificités de chaque système. En soi, les religions ne jouent-elles donc pas un rôle d’éventuel critique voire de garde-fou par rapport à l’État et à ses éventuelles tentations autoritaristes tout autant qu’elles sont susceptibles d’enfermer certains croyants dans des évidence ? À l’heure actuelle, les religions en effet incarnent non seulement de véritables réservoirs de sens, mais également de vraies ressources identitaires et éthiques, susceptibles de stimuler et d’alimenter les débats, les solidarités, les mobilisations et l’action mais aussi le repli communautaire. Pour prolonger le débat avec Willaime : les religions, ne sont-elles pas aussi susceptibles de se transformer et de vitaliser, aujourd’hui plus encore qu’hier, la démocratie dès lors qu’elles sont susceptibles de se réapproprier leurs propres traditions de manière critique et/ou de contribuer à la transmission et à la légitimation de principes communs à travers des cultures particulières ? Et l’Islam, en particulier, n’est-il donc pas susceptible de constituer une chance, dès lors qu’il pousse tous les citoyens à approfondir le sens et la portée des acquis normatifs de base tels ceux de la démocratie, de l’État de droit et des droits humains ?

 

 

D’autre part, il est aussi important de questionner plus largement le lien qui est établi entre religion et violence, dont ces discours qui estiment que les religions sont les principales pourvoyeuses de barbarie. En effet, quid des leçons à tirer des atrocités de l’histoire du XXe où nous sommes en droit de nous demander s’il n’y a pas eu davantage de massacres récents liés aux idéologies séculières modernes (à l’instar des nationalismes, du stalinisme, du nazisme) plutôt qu’aux religions[6]? Cela non pas pour plonger dans un relativisme culturel mais bien uniquement pour réaffirmer la nécessité de parvenir à prendre de la distance et mieux assumer le fait que les religions sont aussi des ressources éthiques susceptibles de stimuler de nouveaux élans collectifs dont nous avons bien besoin.

 

 

Sur le plan cognitif, il s’agirait d’acquérir des connaissances, notamment sur l’histoire des idées, ou encore les apports des sciences humaines, qui pourraient offrir à tout un chacun un meilleur cadre global de compréhension quant aux relations et à leurs enjeux. D’autres initiatives pourraient également être menées dans le registre des attitudes, des savoirs-faire ou des savoirs-être, pour se donner les moyens de rompre avec les discours extrémistes, apologétiques ou la langue de bois et promouvoir des débats, ne serait-ce qu’à partir de l’emploi adéquat des mots et des concepts.

 

 

Au final, cette effervescence peut et doit être considérée comme une opportunité, d’autant plus aisément que nous nous situons désormais dans un contexte tout à fait inédit où tant les institutions politiques que religieuses sont affaiblies et sont donc vraisemblablement plus inclines à coopérer. Mais n’oublions pas aussi que, par-delà l’établissement de certains principes de régulation sociale, ce sont avant tout le respect des personnes et les cadres rendant possible la création et l’entretien de relations de confiance qui sont le cœur vivant de nos démocraties. La nécessité d’une prise en compte des spécificités de chacun, mais aussi l’élaboration d’une nouvelle culture commune, où sont reprécisées les priorités, sur la base de débats argumentés, amenant éventuellement à revoir les manières collectives de penser et de fonctionner, devrait être entamée. Il est urgent de mettre en place un vivre ensemble renégocié où chacun accepte de concéder quelque chose au profit d’un collectif ainsi renouvelé, qui tient compte des nouveaux pluralismes, mais aussi de la nécessité de faire émerger un nouveau sens d’appartenance commune, une identité de destin. Le ralentissement de la spirale tendancielle de séparation passera par-là, à la condition que la société civile prenne vraiment conscience de l’urgence de son nécessaire sursaut constructif.

 

 

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que la responsabilité les auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de la Fondation Internationale Oasis

 

 


 

[1] Voir Jordane De Changy, Felice Dassetto et Brigitte Maréchal, Relations et co-inclusion. Islam en Belgique, L’Harmattan, Paris 2007 ; Célestine Bocquet, Felice Dassetto et Brigitte Maréchal, Musulmans et non musulmans à Bruxelles, entre tensions et ajustements réciproques, Fondation Roi Baudouin, novembre 2014 ; Célestine Bocquet, Brigitte Maréchal et alii, Musulmans et non-musulmans en Belgique : des pratiques prometteuses favorisent le vivre ensemble, Fondation Roi Baudouin, novembre 2015. Les deux rapports sont disponibles sur le site de la Fondation Roi Baudouin et sur le site du Cismoc (www.uclouvain.be/cismoc).

 

 

[2] Jean-Paul Willaime, Le retour du religieux dans la sphère publique – Vers une laïcité de reconnaissance et de dialogue, Editions Olivétan, Lyon 2008.

 

 

[3] Voir notamment le rapport sur les pratiques prometteuses de relations, de novembre 2015, susmentionné.

 

 

[4] Voir l’ouvrage de Felice Dassetto, La rencontre complexe : Occidents et islams, Academia-Bruylant, Louvain-la-Neuve 2004.

 

 

[5] Voir Peter Van der Veer, The religious origins of democracy in Gabriel Motzkin et Yochi Fischer (eds), Religion and Democracy in Contemporary Europe, Van Leer Jerusalem Institution and Network of European Foundations, London 2008, pp. 75-82.

 

 

[6] Eric Hobsbawm cite par José Casanova, The problem of religion and the anxieties of European secular democracy in Gabriel Motzkin et Yochi Fischer (eds), Religion and Democracy in Contemporary Europe, Van Leer Jerusalem Institution and Network of European Foundations, London 2008, pp. 63-74.

Pour citer cet article

 

Référence papier:

Brigitte Maréchal, « Revivifier la démocratie pour répondre à la violence», Oasis, année XIII, n. 24, décembre 2016, pp. 55-62.

 

Référence électronique:

Brigitte Maréchal, « Revivifier la démocratie pour répondre à la violence », Oasis [En ligne], mis en ligne le 21 février 2017, URL: https://www.oasiscenter.eu/fr/revivifier-la-democratie-pour-repondre-la-violence.

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter d’Oasis

Pour obtenir des informations et des analyses, abonnez-vous à notre revue semestrielle