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Religion et société

Voilà pourquoi le nombre de réfugiés syriens en route pour l’Europe augmentera

Les violences au Moyen-Orient poussent des milliers de personnes à fuir. La majorités des déplacés est accueillie par des nations en développement : seulement le dix pour cent traverse la Méditerra-née.

«Le nombre de syriens qui chérchera la protection des pays européens est destinée à augmenter». La prévision est de Laurens Jolles, délégué pour le Sud auprès de l’Europe du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Jolles s'est addressé au congrès «Les migrations forcées dans la Méditerranée et le reste du monde : la terre, facteur d’expulsion», organisé par la Caritas à Expo 2015, le 24 septembre. Si jusqu’à présent «les syriens fuyaient en Turquie, en Jordanie et au Liban, pays voisins d’où ils espéraient ensuite rentrer» dans leur patrie, a-t-il expliqué, la persistance du conflit armé et la détérioration de la situation humanitaire a déplacé le flux migratoire vers l’Europe, provoquant une urgence qui reste cependant, dans les chiffres, limitée par rapport à celles des régions du Moyen-Orient à la frontière avec la Syrie et de l’Irak. Le Rapport sur la protection internationale en Italie, rédigé par Anci, Cittalia, la Caritas Italienne, la Fondation Migrantes et Sprar (le Système de Protection des demandeurs d’asile et des réfugiés) en collaboration avec les Nations Unies et présenté au congrès, explique l’énorme quantité de données sur les flux migratoires qui concernent l’Europe et l’Italie. Ce ne sont pas les pays les plus riches qui supportent le fardeau le plus lourd de l’accueil: en ce qui concerne la crise syrienne, 85 % des 19.5 millions de personnes qui ont abandonné leur foyer sont accueillis par des pays en voie de développement comme la Turquie, le Liban, la Jordanie.

 

 

Moins de 10 % des migrants arrivent en Europe. En revanche, le contexte libyen - autre front central de migration - est indéfini, a encore expliqué Jolles. Dans ce cas, ce ne sont pas seulement (jusqu’à présent) les libyens qui partent, même si la situation d’anarchie et de violence dans le pays est dramatique, mais tous ceux qui proviennent de l’Afrique subsaharienne. Le nombre augmentera lorsque les libyens commenceront eux aussi à traverser la Méditerranée. La gestion de l’urgence immigration, déjà complexe, se complique suite aux difficultés des membres de l’Union Européenne à trouver un accord sur la répartition des réfugiés dans les différents pays. Pour Oliviero Forti, responsable immigration de Caritas italienne, la crise doit être abordée non seulement sur la base des données recueillies, mais aussi et surtout à partir sur la base de l'historique des personnes en tant qu'individus. Le préfet Mario Morcone, chef du département Libertés civiles et Immigration du ministère de l’Intérieur, a également insisté sur ce sujet. La distinction a priori entre migrants économiques et réfugiés constitue, selon Morcone, un pas en arrière deplorable de la lutte pour la défense des droits de l'homme.

 

 

L’Europe en ce oment démontre une incapacité d’accueil évidente, a souligné Mons. Gian Carlo Perego, directeur général de la Fondation Migrantes, en rappelant les trois paroles sur lesquelles a été fondé le “rêve européen”, et qui aujourd’hui semblent oubliées : liberté, égalité et fraternité. Cela ne signifie pas qu’il n’existe acune bonnes pratiques et acun exemples vertueux d’accueil : le rapport en présente quelques-uns. La proposition avancée par les rédacteurs du document, dont Daniela Di Capua, directrice du service central du Sprar, concerne la diffusion d’un système unitaire qui suive le processus d’identification, d’accueil et de placement des réfugiés sur le territoire dès le début. Ce modèle d’“accueil distribué” est déjà appliqué dans certaines régions italiennes, par exemple à Prato, comme l’a décrit le président de l’Association Nationale des Communes de Toscane, Matteo Bif-foni. La perspective est qu’il puisse être exporté aussi en Europe.

 

 

Il ne faut pas oublier le rôle des réalités diocésaines qui collaborent avec les institutions et répondent à l’appel du pape François d’“ouvrir les paroisses”. L’invitation du Pape ne fait acune distinction entre réfugié et émigré économique et invite à accueillir sans discriminations tous ceux qui «fuient la mort à cause de la guerre et de la faim». L’action de l’Église, a ajouté Mons. Perego, est un signe d’accueil, une provocation culturelle et pastorale.

 

 

Luigi Manconi, président de la Commission extraordinaire pour la Protection et la promotion des droits de l’homme du Sénat de la République, pense que la question des migrants est «la importante question politique des sociétés contemporaines parce qu’elle définit la mentalité et le sens commun d’aujourd’hui et de demain». La cohabitation de toute façon n’est pas est quelque chose de difficile et de douloureux, mais c’est la seule alternative possible à la guerre ethnique.

 

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