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Religion et société

Aux périphéries de l’empire: apprendre de l’Albanie

Place Scanderbeg à Tirana, Albanie

[L'article est contenu dans Oasis n. 20. Pour en lire tous les contenus vous pouvez acquérir une copie ou vous abonner]

 

 

Impénétrable comme sa langue, l’Albanie a toujours été perçue comme marginale. Tout d’abord périphérie ottomane, puis isolée du monde dans la nuit du régime communiste, aujourd’hui faisant la file pour entrer en Europe. Mais pendant quelques jours, grâce au pape François, elle est arrivée sur le devant de la scène, montrant qu’elle peut offrir des leçons précieuses.

 

 

[...] Contre le scepticisme

 

 

Au temps de Daech, un scepticisme tel s’est répandu à propos de relations interreligieuses que dès que l’on entend brandir des mots comme « cohésion pacifique », on est pris aussitôt de soupçon. On est tenté, tout au plus, de l’expliquer par le fait que celle-ci est possible là où la pratique religieuse est devenue tiède, où les musulmans ne seraient pas de vrais musulmans… Mais face à ce scepticisme, Mgr Mirdita Rrok Kola, archevêque de Tirana-Durrës, réplique: « Je peux témoigner personnellement qu’il existe un échange véritable avec les responsables de la communauté islamique. Et du reste, on l’a vu avec la participation de nombreux musulmans à la visite du Pape : c’est là un fruit de la vie quotidienne ordinaire ». [...]

 

 

Ce qui reste après la persécution

 

 

Comme preuve de la vérité des bons rapports entre chrétiens et musulmans, Skënder Bruçai, études en psychologie, aujourd’hui chef de la Communauté islamique albanaise, cite la déclaration commune contre Daech souscrite par les responsables religieux et la bataille menée ensemble par les différentes communautés contre l’athéisme pratique. La Communauté islamique, articulée en communautés locales qui élisent leurs imams, qui à leur tour choisissent les muftis des différentes régions, a surtout un caractère organisationnel : « Ma tâche – explique Bruçai – consiste à aider les musulmans à connaître et à pratiquer l’Islam authentique, qui est historiquement pour nous à la croisée de l’école juridique hanafite et du soufisme ». Il y a pourtant des mosquées qui sont entre les mains de groupes salafistes, qui entraînent ou hébergent des jihadistes prêts à partir pour la Syrie. Bruçai n’a pas quarante ans, son prédécesseur en revanche était très âgé : la génération intermédiaire a été balayée par le régime de Enver Hoxha. Même sort pour les bektashi et les orthodoxes.

 

 

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