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Religion et société

Le charme diabolique d’EIIL

L’apparition de l’État islamique, qui succède à celle d’al-Qa’ida, a confirmé le caractère contagieux d’une grave maladie : l’extrémisme au nom de Dieu. Si les atrocités perpétrées par le Califat attirent certaines franges de jeunes musulmans, elles risquent d’entraîner la destruction de la religion.

Cet article a été publié dans Oasis 20. Lisez le sommaire

Dernière mise à jour: 09/07/2019 13:12:47

Les pressions exercées sur l’Islam sunnite et sur les pays arabes étaient fortes, aussi bien avant qu’après l’apparition d’al-Qa’ida. Et ce sont ces pressions qui ont déclenché la course vers la guerre mondiale contre le terrorisme, une fois l’Heure venue. Toutefois, de la même façon que les observateurs arabes et musulmans, déconcertés, ont alors cherché à expliquer pourquoi al-Qa’ida fascine, aujourd’hui ils essaient de comprendre, avec le même étonnement, les raisons qui font que l’EIIL attire des franges entières de jeunes Arabes, du Levant au Maghreb. L’argument le plus banal des adversaires d’al-Qa’ida était que cette mouvance représentait une expression de la nature originelle de l’Islam. C’est ce que l’on définit comme le « péril vert » et le choc des civilisations. Naturellement, les défenseurs de cette conception pouvaient et peuvent citer des événements passés et présents pour défendre leur thèse. Mais, parallèlement à la prétendue origine religieuse du phénomène, ils invoquaient également, comme con-cause, la « culture » engendrée par un siècle et demi d’aversion et d’hostilité envers l’Occident. Et, sur ce plan, il n’existait aucune différence entre la droite et la gauche ou entre islamistes et nationalistes. Selon eux, ce serait donc la haine sur fond religieux, historique et psychologique qui expliquerait la réaction extraordinaire de groupes entiers de jeunes Arabes et musulmans au style de vie des Occidentaux et à leurs deux siècles de présence sur les territoires arabes et musulmans. En effet, le colonialisme ne s’est pas seulement pratiqué chez les Arabes (et les musulmans), puisqu’il a affecté également des peuples d’Asie orientale, d’Afrique et d’Amérique latine. Et pourtant, aucun de ces peuples n’a jamais eu l’idée de faire la guerre à l’aveuglette aux civils occidentaux sous prétexte que leurs ancêtres avaient colonisé l’Inde ou la Chine, qu’ils avaient tué ou réduit en esclavage des millions d’Africains. Le contenu de la revue n'est pas encore disponible en ligne. Pour lire l'article intégrale vous pouvez acquérir une copie. ou vous abonner.

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